Lutter contre les mauvaises herbes :

Mauvaises herbes
Les envahisseurs
On constate tout d’abord qu’un terrain laissé à l’abandon verra pousser une multiplicité d’herbes et plantes diverses et variées qui vont s’épanouir sans qu’aucune aide ne leur soit apportée… Preuve s’il en était qu’elles possèdent leurs propres actifs de défenses et d’associations contre les prédateurs et qu’elles sont, pour certaines, plus fortes que les plantes « domestiques ».

Les plantes adventices appelées vulgairement mauvaises herbes, sont des concurrentes redoutables pour les plantes cultivées qui voient le rendement diminuer.  Elles absorbent une partie de l'eau, des engrais et occupent une partie de l'espace racinaire et aérien destinée aux plantes mises en place dans nos massifs et nos carrés potagers. De plus, certaines espèces peuvent être porteuses de maladies pour les végétaux et servir de refuge aux insectes nuisibles*. Pour s'en débarrasser totalement ou partiellement, plusieurs méthodes** existent.

* À noter qu’il existe certaines espèces d’herbacées dites «nuisibles», mais qui sont aussi bénéfiques parce qu’elles attirent des insectes utiles ou parce qu’elles sont décoratives ou comestibles, etc. Il est donc utile d’apprendre à les identifier.
** en dehors de l'utilisation de prédateurs chimiques qui ne peuvent avoir leur place dans un objectif de développement durable.

Les actions mécaniques d’éradication :
Les sarclages, binages et arrachages manuels constituent les méthodes traditionnelles de désherbage. De plus les herbes arrachées pourront servir pour votre compost et nourrir les lapins. Pratiquées régulièrement l'efficacité des actions mécanique est excellente. Cette méthode permet d'empêcher le développement et l'installation de toutes mauvaises herbes à condition de les arracher avant qu’elles ne produisent leurs graines.

Le paillage (ou mulching) :
Cette technique consiste à épandre sur le sol une couche régulière d'un matériau homogène tel que : la paille, feuilles sèches, copeaux de bois, sable, graviers, écorces, sciure, toile hors-sol, ...
Pour une bonne efficacité, le paillage doit opérer une noirceur totale sur les plantes à éradiquer. Suivant le matériau utilisé, il est nécessaire que l'épaisseur de la couche soit suffisamment importante (environ 8 à 10 cm)
Le paillage doit être appliqué sur un sol propre et nettoyé.
Il est possible d’associer deux matériaux pour une meilleure efficacité et une plus belle esthétique lorsque l’on manque de volume de matériaux nobles et naturels (écorces, feuilles sèches…) : poser des cartons ou des plastiques en découpant les formes si nécessaire et par dessus ajouter la fine couche et touche esthétique nécessaire avec un recouvrement plus harmonieux avec votre environnement…

Le recouvrement :
En utilisant des cartons, des bandeaux de moquettes, des planches de bois et toute autre formes plates vous pourrez créer des allées qui vont empêcher les herbes de pousser tout en retenant l’humidité.

 
Les parasites du jardin, comment les encadrer ?

Un insecticide naturel
Une alliée de circonstance.
 De façon générale, la plupart des petites bêtes du jardin sont en fait utiles à l'équilibre de la nature. Dans un jardin bio (sans traitements chimiques) il est nécessaire de se faire à l'idée qu'une partie de votre production sera consommée par les visiteurs de votre potager. Tout le problème repose sur une gestion de ces intrus qui, sans pour autant être éradiqués, doivent être repoussés un peu plus loin ou réduits au plus petit nombre acceptable. Par ailleurs, si votre propre potager est équilibré, il peut ne pas en être de même chez votre voisin.

La règle commune est de constater qu'un jardin bien entretenu, possédant une bonne terre (enrichie par un bon compost), respectant la rotation et la diversité des cultures, protégé du vent et arrosé dans les règles de l'art ne pose pas de problèmes particuliers. Les plantes en bonne santé produisent leurs propres antibiotiques et des insecticides naturels. Seules les pousses les plus faibles font généralement l'objet des premières attaques.
Par ailleurs et suivant les végétaux, les ennemis sont différents : un légume racine n’est en général pas (ou très rarement) attaqué par les agresseurs de légumes feuilles qui, eux-mêmes ne souffrent pas des dégâts occasionnés aux légumes-fruits… D’où la nécessité d’un programme de rotation des cultures ou d’une intégration mixte et variée de plants complémentaires.

Les parasites et prédateurs majeurs des cultures :
- La piéride dont la chenille se développe sur les plants de chou : plus d'infos ici : http://perso.orange.fr/insectes.net/pieride/pieride2.htm
- Le puceron qui se développe sur les jeunes pousses dont il suce la sève. Déplacez toutes les coccinelles pour les amener à proximité des pucerons, elles adorent ça !
- La noctuelle dont la larve ronge les racines des jeunes plants de salades, chou...
- Les courtilières et les dolyphores.
- Les escargots, les limaces.
- Les taupes, les sangliers...
- (...)

On ne détruit pas on harmonise :
- Les capucines au pied des arbres chassent les pucerons.
- Faites une bordure de romarin ou de sauge pour éviter la piéride.
- Quelques plants de menthe éloignent les mouches des haricots.
- Plantez des oeillets d'indes au milieu des tomates.


Prévenir avant de guérir :

Mieux vaut prévenir que guérir en travaillant avec la nature, pas contre elle !
Selon ce que vous pouvez disposer à proximité, il existe de nombreux insecticides  bio que vous pouvez réaliser en autarcie et ce sous différentes formes : macérations, décoctions et purins…
Macération : c'est le résultat d'un séjour d'une plante dans de l'eau additionnée d'huile d'olive ou d'argile pendant quelques heures ou quelques jours.
Décoction : elle s'obtient en portant à ébullition tout ou partie d'une plante.
Infusion : comme pour une tisane, il ne faut pas faire bouillir les plantes mais simplement les recouvrir d'une eau chaude en filtrant le résultat à travers un filtre.
Dilution :  mélange simple.
 
Alternez la pulvérisation des différentes mixtures pour éviter les phénomènes de résistances. Les produits naturels sont moins puissants que les produits chimiques industriels, ils nécessitent donc des applications plus fréquentes et variées.
L'idéal est d'utiliser un pulvérisateur (propre et dédié) ou de récupérer tous les pulvérisateurs de produits à vitres (propres).

Pulvérisez toutes les parties aériennes des plantes en n'oubliant pas le dessous des feuilles.
Ce travail est à faire tard le soir après le coucher des abeilles.

TRAITEMENT AU PETIT LAIT ET A LA FARINE :
Pour 5 litres d’eau ajoutez une tasse de farine et une demi-tasse de lait. Ce traitement tue les araignées rouges et bien d’autres insectes qui vont suffoquer car la farine va gonfler une fois ingurgitée.

LE PURIN DE CONSOUDE
C'est un engrais vert très précieux au potager. Riche en éléments nutritifs (en particulier azote et potasse), on l'utilise pour constituer un purin aussi riche que le nitrate de potasse. Il faut environ 500 grammes de feuilles que l'on fait macérer une semaine dans 5 litres d'eau. On filtre et on pulvérise le feuillage (dilué à 1/20) ou on arrose le pied des plantes (dilué à 1/4).
La consoude mise en tas produit en quelques jours un compost largement aussi riche que le fumier.
USAGES: Favorise la croissance et la floraison des plantes.

LE PURIN D'ORTIE 
Fabrication: Hacher grossièrement 1 kg d'orties pour 10 litres d'eau. Laisser macérer
12 heures à 24 heures (à 18°C) pour obtenir un effet insecticide et fongicide
10 à 15 jours à 18°C (lorsque le mélange ne produit plus de bulles lorsqu'on le remue) pour servir d'engrais et de stimulateur de croissance
Dilution: 5%: traitements foliaires
10-20%: arrosage au pied des plantes
Usages: Riche en azote, éléments organiques et minéraux et en oligo-éléments, constitue un engrais efficace
Préventif contre le mildiou, la rouille, l'oïdium
Répulsif des acariens, pucerons

DECOCTION DE TANAISIE
Faire tremper pendant 24 heures 300 à 400 g de plantes fraîches dans 10 litres d'eau. Faire bouillir pendant 15 mn.
USAGES: Contre pucerons, chenilles, altises, mouches des légumes, aleurodes et otiorrhinques

PURIN DE FOUGERE
Faire macérer 850 de feuilles dans 10 litres d'eau de pluie pendant 1 semaine et pulvériser dilué à 10% ou non dilué.
USAGES: Contre les pucerons, les escargots et les limaces.

DECOCTION DE PRELE
La prèle est riche en silice qui renforce la résistance aux maladies
Faire tremper 1 kg de tiges de prèle finement coupées dans 10 litres d'eau. Faire bouillir 30 mn et laisser refroidir au moins 12 heures. Utiliser en pulvérisation diluée à 20%.
USAGES: Contre les maladies cryptogamiques et plus particulièrement la rouille, la maladie des taches noires sur le rosier, la monoliose, la cloque du pêcher, le botrytis et le mildiou.

INFUSION DE RHUBARBE
Plonger 1.5 kg de feuilles de rhubarbe dans 10 litres d'eau bouillante. Porter à ébullition et éteindre le feu. Laisser infuser au moins 24 heures. Pulvériser non dilué
USAGES: Contre la teigne du poireau et les pucerons noirs

INFUSION D'AIL ET D'OIGNON
Hacher 50g d'ail et 650 g d'oignon avec leurs peaux, Verser ce hachis dans 10 litres d'eau bouillante et laisser infuser 12 heures. Pulvériser sans diluer.
USAGES: Contre les maladies cryptogamiques

PURIN DE RUE
Faire macérer 800 à 900g de tiges et feuilles dans 10 l d'eau pendant 10 jours. Pulvériser dilué à 20%.
USAGES: Contre les pucerons

PURIN DE SUREAU
Faire macérer deux jours minimum 1 kg de feuilles, tiges, fleurs, fruits finement hachés dans 10 litres d'eau de pluie. Pulvériser non diluéUSAGES: Contre les pucerons, piéride du chou, teigne du poireau, altises, thrips et noctuelles et pour éviter que les rongeurs n'attaquent les racines des plantes et des arbres

PURIN DE TOMATE
Faire macérer 1 kg de feuilles et tiges de tomate hachées dans 10 litres d'eau de pluie de 12 heures à 3 jours. En prévention, pulvériser cette préparation non diluée tous les 4 ou 5 jours.
USAGES: En préventif, contre les teignes des poireaux, les altises et les piérides du chou. En curatif contre les pucerons

PURIN DE PISSENLIT
Faire macérer 1,5 à 2 Kg de plantes entières avec la racine dans 10 litres d'eau. Arroser le sol au printemps et à l'automne de ce purin dilué à 1/5.
USAGES: Stimule la croissance et améliore la qualité des légumes

PURIN DE BOULEAU
Faire macérer 1 Kg de feuilles fraîches dans 10 litres d'eau. Pulvériser par temps humide dilué à 1/5.
USAGES: Prévient la tavelure des arbres fruitiers

PURIN DE VALERIANE
USAGES: Tonique pour les végétaux et fait fleurir les plantes à fleurs et rosiers (à éviter sur salade, oignon et carotte)

DECOCTION D'ABSINTHE
Mélanger 10 kg de plantes séchées pour 10 litres d'eau. Faire bouillir pendant 30 mn et laisser reposer toute la journée. Appliquer tous les 10 à 15 jours soit préventivement soit curativement contre les pucerons.

INFUSION DE CAMOMILLE
USAGES: Préventif et curatif; contre les pucerons et pour renforcer la résistance des plantes.

PURIN DE FEUILLES DE NOYER
USAGES: Contre les pucerons et chenilles.

PURIN DE FEUILLES DE CHOU
USAGES: Favorise la croissance des plantes exigeantes car contient de l'azote et des oligo-éléments

PURIN DE SOUCI
USAGES: Fortifie les légumes et améliore les sols fatigués

PURIN DE GENET
USAGES: En prévention, contre la piéride du chou

PURIN DE LAVANDE
USAGES: En prévention, contre les pucerons et fourmis.

MACERATION D’INSECTES : Lorsque vous travaillez à la prévention de votre jardin, collectez dans une bouteille à large goulot tous les pucerons et autres insectes indésirables que vous noierez au fond de votre récipient. Broyez le tout, le liquide obtenu va faire fuir les autres insectes qui répugneront à l’odeur fétide de leurs congénères.

Autres bases possibles :
- capucines
- oeillets d'inde
- menthe
- lavande : une macération dans l'alcool peut vous aider à luter contre les poux, les fournis, les punaises ou les mites.
- ail : 2 ou 3 têtes infusées dans un litre d'eau (à utiliser aussitôt) permettent de traiter tomates et pommes de terre contre le mildiou.
- huile d'olives
- concoction d'eau argileuse additionnée à une infusion de camomille. (5 têtes pour un arrosoir de 10 litres.)
- liquide vaisselle mélangée avec de l'huile.
- savon de Marseille ou savon noir.

... Avec ces différentes concoctions, les parasites préfèrerons aller dans le jardin du voisin.

Un bon truc contre les cochenilles :
Pour 1 litre d'eau ajoutez une cuillerée à café d'alcool à brûler (tout autre alcool conviendra pourvu qu'il soit à 90°) et une cuillère à café d'huile de colza ou de liquide vaisselle.
Mélangez bien le tout et pulvérisez toute la plante infectée par les cochenilles, dessus/dessous. Une heure après rincez un à l'eau claire.

Contre les fournis : quelques tours de moulin à poivre sur leur passage ou sur la plante parasitée éloignent souvent ces visiteurs indésirables.

Pour prévenir du mildiou vous pouvez également placer quelques morceaux de fil de cuivres dans les bouteilles qui servent pour l'arrosage en profondeur.

Ayez toujours à portée de main une ou deux bouteilles (en plastic à gros goulot) pour y placer les "bestioles" un peut trop agressives vis à vis de vos plants... quelques minutes chaque matin pour les capturer peuvent éviter la prolifération.


Ne tuez pas les escargots !
Faites un petit abri fermé pour les escargots. Après chaque pluie, un petit tour dans le jardin et vous placer les bêtes à corne dans votre enclos.
Barrez la route aux limaces !
En plaçant une barrière de cendre.

Pour aller plus loin :
Forum pour identifier une maladie, un parasite ou un problème d’entretien :
Forum au Jardin. : http://www.aujardin.org/forum16.html
Forum plantes et jardins : http://forum.plantes-et-jardins.com/viewforum.php?f=15&

 
Faire de l'alcool
ImageComment faire son alcool en autarcie ?
Attention : les informations qui suivent sont données à titre documentaire car il est aujourd'hui interdit de produire soi-même son alcool.
Par ailleurs, si l'alcool possède de nombreuses qualités "ménagères et pratiques" (antiseptique, analgésique, anesthésiant et agent de conservation) ses qualités nutritives sont adictives et peuvent être néfastes pour la santé en cas d'excés.
Comment faire avec les moyens du bord ?
Materiel :  
Un récipient (marmite, casserole) de 4-5 litres de contenance, un gros saladier ou d'un wok, une petite marmite de 1 litre environ.

Mode opératoire :
Le gros récipient est rempli de vin, de bière ou de cidre. Au dessus est suspendu la petite marmite. Le saladier, ou le wok, est rajouté sur l'assemblage et sert de couvercle et de surface de condensation. Il devra être rempli d'eau froide ou de glace régulièrement remplacée.
On chauffe alors le gros récipient pendant 15 minutes à feu très fort. Quand le contenu est à ébullition, diminuer le feu et continuer à faire bouillir à feu doux...Environ 10 minutes plus tard, retirer soigneusement le liquide (distillat) qui s'est déposé dans la petite marmite. Il s'agit de méthanol qui est toxique et que l'on reconnaît par son odeur caractéristique similaire à la colle. Bien nettoyer la marmite.  Poursuivre la distillation : tout ce qui apparaît ensuite dans la petite marmite est composé de 60% d'alcool - buvable - si le liquide de départ est du vin.Le saladier doit pendant tout ce temps rester froid. 

Durée :
La distillation dure environ 90 minutes. Ensuite il ne reste que de l'eau, qui sera elle aussi distillée si l'on poursuit l'opération. Mieux vaut donc s'arrêter là !
La recette originale vient d'Ukraine. 

Explication scientifique :Le méthanol (toxique) bout à 70° C environ. Ensuite apparaît l'éthanol, buvable. L'apport de chaleur fait d'abord s'évaporer l'alcool le plus volatile.Le vin ne contient que des traces de méthanol. il n'est donc pas nécessaire d'éliminer le premier distillat en théorie. Mais il vaut mieux être prudent...On  peut utiliser des fruits bien mûrs. ils contiennent du sucre, qui se transforme en alcool lors de la distillation.

Attention : l'utilisation de fruits fait apparaître beaucoup de méthanol !
Il est important d'enlever les meurtrissures et les tiges des fruits avant de les utiliser. Les fruits auront passé 3 à 4 semaines au calme avant d'entrer dans le processus de distillation. Cette période permet aux fruits de fermenter et d'attendre naturellement un taux d'alcool de 6 à 8%. A partir de cette matière première on peut produire un alcool à 30-40%.On peut aussi utiliser du sucre, mélangé à 1 ou 2 livres de concentré de tomate et 5 litres d'eau. 

Un document pdf avec schémas et mode opératoire pour faire un alambic en plastic : http://www.autarcies.com/Alambic.pdf 

Pour en savoir plus :
http://www.fairesagnole.eu/
http://www.alambic.com/index.html


 
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