"Je préfère glisser ma peau sous des draps pour le plaisir des sens que de la risquer sous les drapeaux pour le prix de l'essence." (Raymond Devos)

Récolter ses propres graines

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Ne juge pas chaque jour à la récolte que tu fais
mais aux graines que tu sèmes.
[Robert Louis Stevenson]
Si la plupart des graines sont actuellement disponibles sur le marché, dans l'hypothèse d'un brusque retour à la terre, l'ensemble des stocks pourraient être rapidement absorbés par les particuliers... Il n'y en aura pas pour tout le monde aussi, par solidarité et pour aider vos voisins, n'hésitez pas à collecter chaque année plus de graines que nécessaire au delà de la satisfaction de vos besoins propres...

Un pas de plus vers l'indépendance... (par Geispe)
Il peut être intéressant de faire ses semences pour diverses raisons : elles sont assez chères dans le commerce et cela représente une économie dans le budget jardinage, il est aussi satisfaisant de « faire soi-même » et rassurant d'être un peu plus autonome, donc indépendant...

Cela nécessite un peu plus de travail et d'attention et quelques habitudes nouvelles, car il faut aussi prévoir pas mal de place en plus en raison de certaines plates-bandes ou parties de plates-bandes qui restent occupées pratiquement toute l'année et même, pour les bisannuelles, une année et demie...

Quelques règles générales
  • Il faut essayer de choisir et laisser pousser des porte-graines vigoureux, veiller à ce que leur santé ou leur croissance ne soit pas trop entravée par d'autres plantes, trop de mauvaises herbes, les travaux de proximité, et cela tout au long de leur croissance jusqu'à leur maturité. Il faudra souvent en tuteurer certains.
  • Certaines plantes peuvent s'hybrider, c'est-à-dire se mélanger (cucurbitacées, crucifères, ombellifères notamment) et si on veut éviter cela il est nécessaire de faire pousser les différentes variétés en des endroits différents, ou à des distances suffisamment espacées, ce qui n'est pas toujours facile si on a un petit jardin. De même, les potirons du voisin peuvent influencer vos potimarrons par exemple. Et la carotte peut s'hybrider avec la carotte sauvage... Par contre des hybrides peuvent donner des surprises intéressantes, et sont de toute façon aussi comestibles (sauf éventuellement si vous plantez des coloquintes à côté de vos potirons, mais vous ne risquez quand même pas de vous empoisonner).
  • Les graines doivent être récoltées à complète maturité, mais avant qu'elles ne tombent d'elles même. On peut aussi échelonner les récoltes et prélever les graines qui mûrissent au fur et à mesure. Quelques variétés, qui tombent très vite et que l'on risque de perdre (mâche par exemple - à moins que l'on ne veuille la laisser se ressemer toute seule au même endroit) doivent être surveillées de près pour ne pas louper la récolte et arriver alors que toutes les graines sont déjà tombées...
  • En principe, on utilise pour les semis les graines les plus belles et les plus grosses, mais je ne m'interdis pas d'utiliser du vrac. Cela dépend du degré de sélection que l'on a envie d'opérer.
  • Pour les sécher, les semences peuvent être étalées à l'ombre dans des clayettes, sur un support comme du papier ou du tissu, on peut aussi pour certaines, suspendre les plantes à l'envers après récolte et les faire sécher à la façon des bouquets secs, ou des bouquets de plantes à tisanes.
  • Les graines doivent ensuite être stockées au frais et au sec. Personnellement nous les mettons, une fois qu'elles sont parfaitement sèches, dans des bocaux de verres fermés d'un couvercle étanche. On peut aussi les conserver dans des enveloppes ou sachets papier ou kraft, à condition qu'on soit sûr qu'elles ne peuvent prendre l'humidité ambiante, sinon elles moisissent et ne sont souvent plus bonnes.
  • Les plantes annuelles sont des plantes qui terminent leur cycle en une seule année. Elles donnent donc des graines dans l'année, en général après l'été. Les plantes bisannuelles donnent en général la production dans l'année, mais ne fleurissent et donnent des semences que l'année suivante (c'est le cas de beaucoup de légumes « racines ». Il faut donc souvent leur faire passer l'hiver en cave - si elles craignent le gel - et les replanter au printemps, uniquement dans le but d'obtenir des graines.
  • Pour obtenir les graines de ces légumes racines, on peut aussi prendre les légumes achetés dans le commerce au printemps, et les planter au jardin : ils monteront en graines au courant de l'année. Mais çà peut ne pas fonctionner si ce sont des hybrides F1, ou encore, cela peut donner d'autres variétés.
  • Il est utile de conserver en surplus des graines inutilisées pour la seconde année, et donc d'en produire suffisamment : cela permet d'avoir des réserves et de ressemer en cas d'échec du semis, mais aussi d'avoir des graines en cas d'échec de la production de graines.
  • Dans le jardin, on peut laisser en place et souvent tuteurer les porte graines. Mais afin que toutes les plates-bandes ne soient pas occupées, les porte graines étant éparpillés partout dans le jardin après les récoltes, on peut précautionneusement, avec une grosse motte, déplacer ces porte graine en un autre endroit du jardin, par exemple pour les rassembler un peu.
Légumes courants
  • Aubergines : comme la tomate.
  • Bette (blette/poirée) : bisannuelle qui monte facilement en graine l'année suivante. A laisser en place - éventuellement protéger un peu du grand froid.
  • Betterave : au printemps planter une betterave de l'année précédente. Elle va alors monter en graines.
  • Carotte : conserver quelques belles carottes en cave, durant l'hiver. Replanter en février-mars, en espaçant de 60 cm environ. Ne garder que les ombelles, les plus belles et couper les autres. Enlever si possible les carottes sauvages s'il y en a à proximité.
  • Céleri (rave, branche, à couper) : les raves doivent être conservés en cave en hiver, puis replantés au printemps. Les autres peuvent rester à l'extérieur, mais en les protégeant des grands froids. Ils montent tous en graine l'année suivant leur semis. Ont tendance à revenir parfois spontanément si les semis tombent.
  • Chicorée frisée et scarole : conserver l'une ou l'autre belle en cave en hiver avec une motte, ou dans un châssis protégé, replanter en pleine terre au printemps. Récolte des graines à la fin de l'été.
  • Chou pommés : conserver des choux entiers, dont on peut consommer la pomme au courant de l'hiver. En la coupant laisser quelques feuilles sur le trognon. Sur celui-ci, planté au printemps, pousseront des rameaux qui donneront des fleurs puis des graines. Les graines de la base seront les plus grosses et mûriront avant les suivantes situées plus haut sur la tige. Cueillir les cosses à maturité en général juillet (surveiller) juste avant que les graines ne tombent.
  • Chou de Bruxelles : on peut laisser en place en hiver. Ne pas récolter les pommes, qui donneront fleurs puis graines. Un peu comme le chou précédent.
  • Chou fleur : difficile à réussir (aléas climatiques). Mettre en réserve des graines les années propices... laisser monter à fleur. Pincer l'extrémité des rameaux, les fleurs de la base donneront les semences. Récoltées en août-septembre, un peu avant maturité, puis séchées dans leur cosse.
  • Concombre : extraire les graines d'un beau fruit bien mûr. Les laver et les sécher.
  • Courge : comme ci-dessus.
  • Cresson alénois : monte assez rapidement et facilement en graines.
  • Epinards : annuelle ou bisannuelle selon la date du semis. Donne de grosses graines faciles à récupérer.
  • Fève : tuteurer les pieds les plus sains et vigoureux pour récolter les semences à pleine maturité.
  • Haricot : Les premières gousses mûres fournissent les meilleures semences. Ce sont en fait les haricots que l'on utilise en haricots secs. Choisir les plus gros dans les gousses ayant donné beaucoup de beaux grains.
  • Laitue, Romaine : pour les laitues de printemps on laisse monter en graines l'une ou l'autre belle (éventuellement tuteurer). Couper à maturité et faire sécher à l'ombre puis battre ou égrener à la main.
    Les laitues d'automne et d'hiver doivent être protégées pendant la mauvaise saison à l'aide de paille ou de feuilles. Elles montent en graines l'année suivante.
  • Mâche : laisser les plus belles en place. Elles montent en graine l'année suivante. Les graines tombent très facilement : arracher avec un peu de terre juste avant pleine maturité pour faire sécher à l'ombre et battre ensuite.
    Les graines de mâche âgées de deux ans germent mieux que les semences nouvelles.
  • Melon : voir concombre.
  • Navet : planter un navet de l'année précédente, qui va monter en graine. Faciles à récolter mais surveiller car tombent facilement à maturité.
  • Oignon : récolter de beaux bulbes à maturité. Conserver à l'abri à basse température afin qu'ils ne redémarrent pas trop vite. Planter au printemps. Tuteurer ensuite. On peut récolter en coupant la hampe entière que l'on conserve telle que, suspendues en botte s'il y en a plusieurs.
  • Panais : comme la carotte.
  • Persil : il monte en graine l'année suivant le semis. Protéger éventuellement un peu la racine par grand froid. Les graines sont bien accrochées et doivent être enlevées manuellement.
  • Poireau : on peut laisser en place ou mettre en jauge pendant l'hiver pour replanter au printemps. Monte au printemps. Un peu comme l'oignon, les graines mûrissent et tiennent bien sur pied. Eventuellement tuteurer. Attention : une fois récolté il n'est plus évident de les distinguer des oignons... Il faut donc bien les marquer, si on conserve les deux simultanément.
  • Pois : voir haricots.
  • Pomme de terre : utiliser des pommes de terre de taille moyenne que l'on met de côté dans des clayettes dès leur récolte, dans un local frais (cave). On plante lorsqu'elles germent au printemps. On peut aussi planter tous les restes de pommes de terre qui se mettent à germer au printemps, et l'on peut même couper en deux les grosses qui comportent suffisamment de germes.
  • Potiron : voir concombre.
  • Radis : font des graines à la fin de l'été pour les radis semés au printemps. Pour les radis d'hiver on garde en cave et l'on plante le radis au printemps suivant, afin qu'il monte en graine au printemps. Graines en été.
  • Tomate : prendre les pépins de belles tomates et les extraire, les laver et les sécher.
  • Topinambour : planter des topinambour, en ayant soin de choisir les biens gros ronds et réguliers. Ils reviennent ensuite tout seuls car il en reste toujours dans le sol. Pour démarrer un peut acheter des topinambours dans le commerce.
Médicinales et condimentaires

Ces plantes gagnent à être multipliées par éclats, marcottage, mais aussi semis. Pour certaines cependant les semences sont extrêmement petites et parfois difficiles à récupérer, mais aussi, pour les méridionales, elles n'arrivent pas à bonne maturité en raison d'une fin de saison précoce (nord de la France).

  • Aneth : graines en été. Faciles à récupérer.
  • Anis : graines fin d'été.
  • Basilic : graines en été ou fin d'été (peut ne pas mûrir si froid précoce ou semis tardif) demande de l'attention afin qu'elles ne tombent pas de leurs « cossettes » ou que le tout ne moisisse pas (partie nord de la France).
  • Camomille : se reproduit en principe toute seule. Pour cela laisser se faner les fleurs sur place. On peut transplanter ailleurs les plants qui viennent spontanément au printemps. Attention peut se transformer en « mauvaise herbe ».
  • Capucine : ramasser les grosses graines après les fleurs fanées, au courant de l'été et surtout en automne, la capucine étant une fleur assez tardive. Peut se ressemer toute seule.
  • Cerfeuil : annuel ou bisannuel selon le moment du semis. On récupère facilement les graines longues et noires en laissant mûrir après la floraison. Parfois tuteurer.
  • Ciboulette : les graines viennent facilement après les fleurs, aussi multiplication par division des touffes.
  • Coriandre : monte facilement en graine dans l'année. S'utilise en vert (c'est le persil arabe) ou en graines. Graines bien fixées doivent être enlevées manuellement : sécher d'abord en bouquets suspendus.
  • Estragon vrai : éclats (ne fait pas de graines)
  • Estragon de Russie : odeur et goût plutôt discrets (par rapport à l'estragon vrai). Devient deux fois plus grand que le précédent. Fait des fleurs puis des graines. Mais multiplication plus facile par éclats de touffes. Plus prolifique et résistant que le précédent, mais moins prisé : on l'accuse de n'avoir aucun goût.
  • Fenouil : graines en fin de saison.
  • Laurier : multiplier par souches-boutures.
  • Marjolaine vraie : graines très petites et pas évidentes à faire mûrir dans la moitié nord de la France. (?)
  • Origan : vivace, on peut facilement diviser les touffes ou replanter des rejets.
  • Mélisse : division des touffes. Se sème aussi spontanément.
  • Menthe : racines rampantes, facile à diviser : peut même devenir une « mauvaise herbe ».
  • Oseille : on peut diviser les touffes ou récolter les semences en été.
  • Raifort officinal : se ressème facilement de lui même ou récolte des semences en été.
  • Raifort racine : multiplication facile par éclats de racines.
  • Romarin : pas facile de faire des graines dans la partie nord de la France. Peut se multiplier aussi par éclats de touffes, boutures, marcotte au printemps ou en automne.
  • Sarriette annuelle : se ressème spontanément.
  • Sarriette vivace : de préférence boutures.
  • Sauge : graines faciles à récupérer en été. Mais tombent facilement si mûres. Boutures à la fin du printemps.
  • Thym : se ressème de lui même dans de bonnes conditions (moins facilement dans le nord). Sinon éclats de touffes, boutures.

 

Un livre pour aller plus loin : Le Plaisir de récolter ses graines aux éditions du Terran.
ou
le Catalogue de Kokopelli qui donne des indications générales et par espèce

 

CONSERVATION DES GRAINES :
La faculté germinative des graines en sachets, même sous vide peut se détériorer rapidement si elles sont conservées dans des placards en bois agglomérés ou si elle sont stockées à proximité de ce type de matériaux.
Explication : la colle utilisée pour la fabrication dégage un gaz nocif.
Les lieux humides, chauds ou ensoleillés sont également fatals aux graines.

 

L'arrosage :

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Chaque matin
songer aux gens qu'on va cultiver,
aux pots qu'il faut arroser.
[Jules Renard]
Tout organisme exige de l'eau pour vivre !.. L'arrosage sera plus ou moins nécessaire suivant les plantes, les variétés, le temps, le climat, la terre, l'environnement... Les jardiniers expérimentés ont un sixième sens qui leur permet de doser les besoins en évitant de donner une trop grande part aux anges, mais si vous êtes inexpérimenté, comment faire ?


CHOISIR LE  BON MOMENT
Il y a plusieurs écoles et les solutions diffèrent suivant votre environnement :
Au printemps et à l'automne, arrosez tôt le matin. Si vous arrosez le soir, vous favoriserez l'apparition de maladies sur les plantes les plus fragiles (rosiers, tomates...).
Par contre, en été, lors des canicules, vous pouvez faire un arrosage le soir pour que les plantes puissent profiter d'une fraicheur aqueuse un peu plus longtemps.  

Comment savoir quand il est temps d'arroser ?
Une indication consiste à enfoncer son doigt dans la terre; si votre doigt ressort sec, c'est un signe de besoin en eau. Un autre signe peut être le jaunissement ou le flétrissement des feuilles ou le léger fendillement de la terre. A ce stade il ne faut plus attendre.
Dans tous les cas ne jamais arroser lorsque le soleil tape pour éviter de bruler les feuilles.
En règle générale, sauf climat exceptionnellement chaud et sec, il est recommandé d'arroser tous les 2 jours en sol sableux et 1 fois par semaine en sol plus compact (argileux).

LA BONNE EAU
La meilleure eau reste l'eau de pluie. Si vous devez utiliser de l'eau du robinet (chlorée) il est préférable de remplir au préalable un bac qui aura rendu l'eau à température ambiante et dont le chlore se sera quelque peu volatilisé entre temps.

LA BONNE MÉTHODE
Logiquement, l'arrosage doit être progressif : petite dose pour les jeunes plants, volume plus important pour les plantes à maturité.
En règle générale, il est préférable d'éviter l'arrosage au jet ou par aspersion (jet de pluie) qui consomment davantage d'eau et favorisent l'apparition des maladies, notamment sur les tomates, pommes de terre et les haricots.
En arrosant les jeunes plants, évitez de mouiller les feuilles ce qui évitera de les plaquer au sol. Les jeunes plans demandent moins d'eau mais plus souvent. Evitez également de "propulser" de l'eau trop fortement sur le sol en salissant les feuilles basses.
L'idéal est d'utiliser un long tuyau PVC pour arroser à leurs pieds, les plants les plus éloignés de vos allées. (voir photo)

Il est préférable d'arroser copieusement et profondément que trop souvent et superficiellement. Cela endurcit les plantes et favorise le développement des racines qui plongent au fond de la terre pour aller chercher l'humidité.

LA BONNE RASADE (C'est la dose qui fait le poison)
La bonne dose dépend de la saison, des plantes, de la présence de paillage ou non, en moyenne comptez en été un arrosage 2 ou 3 fois par semaine; un peu moins pour les betteraves, les carottes, les poivrons... un peu plus pour les tomates, les laitues...

LES ÉCONOMIES
Pour éviter de donner une trop grande part aux anges par évaporation...
- Dans les banalités classiques à propos de l'arrosage, les anciens disent qu'un sarclage équivaut à deux arrosages.
- Le paillage (avec du foin, des feuilles mortes ou de la sciure) maintient la fraîcheur du sol en empêchant l'évaporation de l'eau. Pour être efficace, la couche de paillis doit être de 5cm minimum.
- Si vous disposez d'un broyeur, n'hésitez pas à déposer une coupe épaisse de 10 cm de vos produits de broyages. Certaines expérimentations (en particulier par Jean Pain) ont démontré qu'il était possible de faire pousser vos plants sans eau grâce à un paillage de broyages.
- Placez les plantes craignant la sécheresse dans des endroits légèrement ombragés ou à coté de plantes plus hautes qui les protégeront du soleil.
- Pratiquez des cuvettes ou des bordures étanches sur vos principaux plants (tomates, rhubarbe, artichaut...) l'eau est ainsi drainée vers le pied.
- En période chaude, une autre technique consiste à utiliser des claies à ombrer; de simples cagettes retournées sur les jeunes plants qui viennent d'être repiqués permet de les protéger d'un soleil trop agressif.
- En réalisant un bon lagunage et une bonne filtration des eaux usées, vous pouvez utiliser cette eau pour le jardin.

LES EXCÈS !
Trop d'eau peut affecter le système racinaire et le faire pourrir en entrainant un jaunissement du feuillage.
Les conditions très humides favorisent la présence des limaces et des escargots.
De plus si un excès d'eau gaspille un bien précieux, il favorise le développement des feuilles au détriment des fruits ou des fleurs. De plus une overdose d'eau incitent les plantes à la paresse en leur limitant le volume racinaire ce qui les rendra incapable de se défendre seule face à une pénurie imprévue due à l'absence prolongée involontaire de leur jardinier !

LES PETITS TRUCS :
- Pour les plants les plus importants, ceux qui nécessite plus d'eau, les plantes isolées ou les jeunes arbrisseaux, vous pouvez creuser un petit trou pour y planter une bouteille que vous aurez découpée à la base. Il suffit de remplir la bouteille pour arroser les racines en profondeur. Le mieux est d'y laisser le bouchon et de faire une petit trou dans ce dernier sinon l'écoulement serait trop important. Vous pouvez aussi utiliser la bouteille comme distributeur de substrats alimentaires pour vos plantes les plus fragiles.
- Quelques petits morceaux de fil de cuivre à l'intérieur pourront également prévenir le mildiou. De plus, à l'intérieur de la bouteille en plastic, vous pouvez retourner une autre bouteille (en verre celle-ce) remplie d'eau pour faire un goutte à goutte.
- Ne binez pas par temps sec car vous accentueriez la déshydratation du sol.

RÉCUPÉRATION DE L'EAU DE PLUIE
Suivant vos moyens et les opportunités qui se présentent à vous vous pouvez acheter ou récupérer des bidons. Dans les garages vous avez la possibilité de récupérer régulièrement des bidons de 200 litres. Il faut bien sur les nettoyer et/ou utiliser une peinture alimentaire adaptée pour protéger l'intérieur du bidon. Il faudra prévoir de placer un filet ou un tissus sur le bidon afin d'éviter la ponte des moustiques et de protéger votre eau.
Placez à l'intérieur quelques morceaux de charbon de bois qui ont quelques facultés à décontaminer l'eau. Si vous avez l'occasion ou la possibilité, un ou deux poissons rouges à l'intérieur vous permettront de lutter naturellement contre les larves d'insectes et de moustiques.
Si vous avez l'occasion de récupérer un congélateur horizontal, cette solution peut-être idéale.

L'ARROSAGE AUTOMATIQUE :
C'est une très bonne solution économique :
Il y a 3 types de tuyaux :

1) le micro-poreux : il est moins cher mais :
- il vieillit mal,
- il n'aime pas beaucoup le calcaire (et donc l'eau de la ville), se bouche vite,
- on ne peut l'utiliser correctement que sur des longueurs très courtes
- il est fragile aux chocs, devient cassant,
- mais surtout, il n'est pas auto-régulant, vous aurez plus d'eau au début qu'à la fin du tuyau.
- souvent mal utilisé par les particuliers : idéalement, ce produit s'utilise avec un détendeur à une pression très faible, moins d'un bar.
- voyez plus de détail à  http://www.osezleseaux.com/glossaire/detail.php?id=35.

2) le tuyau à gouteurs intégrés : Voyez tous les détails à la page http://www.osezleseaux.com/glossaire/detail.php?id=20.
C'est une bonne formule, pas beaucoup plus chère que la précédente (environ 10€ les 25 mètres). Les gouteurs sont espacés de 33, 40 ou 50 cm, suivant les marques. Mais vous avez encore l'inconvénient d'avoir plus d'eau au début de la ligne qu'à la fin. La qualité est bien supérieure à celle de micro-poreux.

3) le tuyau à gouteurs intégrés auto-régulé : comme le précédent mais là, vous avez autant d'eau dans tous les trous. Les prix diffèrent suivant les marques : le Rain Bird vaut environ 26 € les 25 mètres, le Multibar est à 18.39 les 25 m (pour le trouver : dans Google, tapez "tuyau à gouteurs intégrés Multibar").
Dans tous les cas, faites serpenter le tuyau entre les pieds ; arrosez régulièrement 15 à 20'. Il y en a qui débitent 2litres/heure par trou, d'autres, 4 l/h...
Vous seriez mieux si vous achetiez un petit" programmateur nez de robinet WTA", par exemple (tapez ces mots dans google) ; c'est très simple à installer. Il arrosera régulièrement chaque jour, surtout quand vous vous absentez.


... Mais rien ne vaut une bonne pluie !

Les signes qu'il va bientôt pleuvoir...

  • Les grives chantent
  • Le coq chante le soir
  • Les poules se roulent dans la poussière
  • Arc-en-ciel le matin
  • Les crapauds sautent
  • La lune est cerclée
  • Les escargots sortent
  • Le martinet crie
  • Le brouillard s'élève en laissant des nuages derrière lui.
  • Le soleil est rouge le matin
  • Les nuages se teintent en rouge au coucher du soleil.
  • l'hirondelle vole bas
  • herbe sans rosée le matin
  • La vase et les fosses septiques sentent fort.
  • Les salières se bouchent.
  • Le pain devient mou.
  • Les cheveux frisent
  • Les carrelages lavés sèchent lentement
  • Le parquet craque, les tiroirs se bloquent
  • Les portes ferment mal
  • Le son des cloches est plaintif
  • Les feux s'allument difficilement
  • Les lames d'acier se teintent en bleu

Le bouturage

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Quelques bases à retenir, pour réussir son bouturage :
- Évitez tout prélèvement pendant la floraison
- Utilisez des outils coupants propres (nettoyés) et tranchant net.
- Prélevez un rameau sain de 10-15 cm, si possible avec ramification.
- Coupez sous un oeil.
- Laissez 2-3 feuilles que vous coupez en deux si elles sont grandes.
- Mettez immédiatement pendant 24h dans le noir et les pieds dans une eau hormonée bio (voir ci-dessous comment fabriquer son hormone bio).
- Plantez ensuite vos boutures dans un mélange à semis léger et humide (très peu d'arrosage) (mélange de tourbe et de sable 50/50)
- Vous pouvez aussi y ajouter du polystyrène émietté ou des petits éclats de béton cellulaire cela favorisera et gardera la chaleur.

Dans le fond de vos pots de bouture (fonds de bouteilles percées) ajoutez-y quelques morceaux de charbons de bois, cela évite la moisissure.
Objectif : Humidité proche de 100% + Chaleur supérieure à 15°C
- Entreposez les pots au jardin, dans un endroit chaud à l’abri du soleil.
- Recouvrez le pot d’un sac plastique dans lequel vous aurez fait quelques trous.
- Vaporiser régulièrement le feuillage.
- Planter les boutures enracinées dans une terre légère et acide au printemps (avant que les bourgeons n’éclosent).


Comment fabriquer sa propre hormone de bouturage bio ?
Le saule a la propriété de libérer de l'acide indolbutyrique - un produit naturel qui remplace les hormones d'enracinement.
Le saule contient également de l'acide salicylique, substance qui a donné l'aspirine.
Cueillez quelques branches de saule (toutes les espèces de saule produisent cette "hormone de bouturage bio"), et cassez les en morceaux de 5 à 10 cm (assez pour remplir une bonne casserole). Mettez le tout dans une casserole, remplissez d’eau jusqu’à ce que toutes les branches, soient immergées, couvrez et faites chauffer à feu très très doux pendant 2 heures sans jamais faire bouillir l’eau. Après ça laisser refroidir votre mixture avec le couvercle pendant 12 heures. Après que le mélange se soit refroidi pendant 12 heures, l'eau devrait être d’un brun foncé. Récupérez le liquide, et jeter les branches. Verser le mélange dans le réceptacle, et laissez tremper vos boutures dedans 12 à 24 heures (ce qui permettra aux boutures d'absorber entièrement l’hormone de bouturage). Et enfin, planter dans le substrat de votre choix !
Vous pourrez par la suite utiliser cette hormone de bouturage autant de fois que vous voudrez, une fois vos boutures réalisées jeter le contenu du récipient.
Et le super bonus, c'est que l'hormone inutilisée que vous venez de fabriquer peut être stockée pendant des années dans une boîte au congélateur. Prête à servir ;)
PS : Certaines espèces fournissent du bois, apprécié notamment pour la fabrication de manches d'outils... Il peut être utile d'en planter quelques pieds si on a la place.
A défaut de saule, les jeunes pousses de ronce (les bouts blanchâtre duveteux) sont bourrées d'hormones de croissance... A hacher ou broyer.
L'aspirine contient de l'acide acétylsalicylique : agit comme une hormone pour la bonne assimilation des éléments nutritifs. Acide qui stimule les défenses, redonne de la force aux végétaux et les protège contre les bactéries et les champignons : 1 comprimé/1l d'eau, arrosez ou brumisez (n'utiliser que de l'aspirine pas d'autres molécules comme le paracétamol).
NB : à défaut, la salive qui a aussi des vertus cicatrisantes, peut également servir d'hormone de bouturage.
Un grain de blé dans la tige de la bouture maintenu par un brin de raphia.
Les grains de blé fabriquent des hormones de croissance qui se diffusent dans l'eau. Pour cela faire germer quelques grains (dans un linge humide, un germoir, du coton) … jusqu’à ce qu’apparaissent le tout début des germes (points blancs). Faire ensuite une fente à la base de la bouture, dans laquelle glisser un grain. En continuant de germer il libérera ses hormones. Si la bouture est trop petite pour pratiquer une incision, « coller » ou fixer le grain de blé contre elle dans le pot, elle profitera tout de même de ses bienfaits.


Le calendrier du bouturage et du repiquage :
R : repiquage.
B : Bouturage.
Janvier : Armoise (B)
Février : Bambou (B) Sauges (B) Vigne (R)
Mars : Anthémis (R) Bambou (B) Figuier de barbarie (B) Groseillier (B sur place en grappe de trois) kiwi (R) Lavande (R) Mûrier (R) Vigne (R)
Avril : Bambou (R) Châtaignier (R) Figuier de barbarie (B) Figuier (R) Framboisier (R) Menthe (B) Romarin (R) Rosier (R)
Mai : Figuier (B) Lavande (B) Lilas (B) Lin (B) Verveine (R) Menthe (B)
Juin : Armoise (B) Lilas (B) Lin (B) Menthe (B) Sauge (B)
Juillet : Kiwi (B) Lavande (B) Figuier de barbarie (R) Lilas (B) Lin (B) Mûrier (B) Romarin (B) Rosier (B) Sauge (B)
Août : Kiwi (B) Lavande (B) Lilas (B) Lin (B) Menthe (B) Mûrier (B) Romarin (B) Rosier (B) Sauge (B) Verveine (B)
Septembre : Anthémis(B) Rosier (B) Sauge (B) Rosier (B) Verveine (B)
Octobre : Framboisier (B) Groseillier (B) Lin (R) Noisetier (B) Rosier (B) Vigne (B)
Novembre : Châtaignier (B) Figuier (B) Framboisier (B) Groseillier (B) Noisetier (B) Noisetier (R) Vigne (B)
Décembre : Rosier (B)

Les semis

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1ère étape dans votre potager, faire ses semis.

Qui sème dru, récolte menu,
Qui sème menu récolte dru.
(Proverbe français)
Au moment où elles émergent du sol, les jeunes plantes sont très fragiles.
La fonte des semis sous serre est une maladie fréquente causée par divers champignons. Elle se manifeste sur les jeunes plants ou sur les boutures par un amincissement de la tige, puis par un affaissement brutal et irrémédiable de la jeune plante, qui semble avoir “fondu”.
La fonte des semis est un problème récurent, souvent causé par un excès d’humidité. Lorsque les symptômes apparaissent, il est déjà trop tard pour intervenir, les plantules attaquées ne peuvent pas être récupérées... d'où la nécessité de prévenir la fonte des semis en utilisant différentes techniques et préconisations :


· Agissez à titre préventif en utilisant un terreau désinfecté traité à la chaleur ou stérilisé.
Une solution consiste pendant l'hiver à placer dans un vieux faitout votre futur terreau dans le feu pendant quelques instants.
· Utiliser un terreau dit pour semis (en fait, de la tourbe en mélange avec un peu de perlite) à placer mouillée dans un sac congélation fermé le tout placé au micro onde pour 15 mn environ. Le champignon est alors bien cuit à la vapeur.
· Pour arroser, éviter de pulvériser de l'eau de pluie tant que les graines n'ont pas fait de vraies feuilles. Prenez de l’eau bouillie ou de l’eau de votre compagnie préalablement placée dans le réfrigérateur (pour enlever le chlore) puis replacée en température ambiante.
· Utilisez par ailleurs des godets et/ou des terrines parfaitement propres. Désinfectez les contenants et les outils utilisés avec une solution contenant 10 % d’eau de javel.
· Évitez les semis trop serrés et/ou plantés trop profondément.
· Éclaircir les semis trop denses le plus vite possible; Entre les semis, respectez la distance préconisées.
· L’humidité de l’air et les températures basses favorisent l’apparition de la fonte des semis.
· Les atmosphères humides et fraîches qui se révèlent toujours favorables au développement de la maladie. Faites en sorte que l'eau d'arrosage ne stagne pas dans votre terreau.
· Enfin prenez soin d’arroser vos semis avec modération. Plutôt le matin. De façon générale il est préférable d’humidifier par capillarité.
· Utilisez un terreau stérile et employez préférablement un sac récemment ouvert.
· Évitez les arrosages excessifs. La surface du terreau doit être sèche avant un nouvel arrosage. Vaporisez le feuillage plutôt que d’arroser le sol trop souvent.
· Favoriser la circulation d'air soit en adoptant un taux de semis plus faible dans les bacs à semis ou en fournissant une ventilation adéquate;
· Assurez une aération suffisante en retirant le dôme ou le plastique transparent qui a recouvert les semis pendant la germination.
· S'assurer que le terreau est bien drainé en ajoutant sable ou mousse de tourbe;
· Les terreaux contenant de la mousse de tourbe réduisent la fréquence d’apparition de la fonte des semis. Certains jardiniers appliquent une mince couche de mousse de tourbe broyée à la surface du terreau.
· Une décoction de prêle peut être utilisée pour prévenir l’apparition et la propagation de la fonte des semis. Récoltez les tiges stériles de prêles avant le 25 juin. Les tiges stériles sont celles qui n’ont pas de feuilles. Faites-en des bouquets que vous suspendrez pour les faire sécher. Faites bouillir 100 g de prêle séchée dans 5 litres d’eau pendant 5 minutes. Laissez infuser pendant 12 heures, filtrez et vaporisez la solution obtenue sur le feuillage et la surface du terreau.
· Une infusion de camomille peut également protéger les jeunes pousses contre la maladie. Faites infuser 7 grammes de fleurs séchées de camomille dans un litre d’eau, pendant au moins une demi-heure. Arrosez les plantules et le terreau avec cette infusion.
· Solution: Thé à l`ail, 1- Couper 100 g d`ail finement et en remplir un pot d`environ un litre. A pulvériser ensuite sur les plants.
· Mettre de la poussière de charbon de bois pilé et passé au dessus des pots après les semis et le 1° arrosage. Cela évite aussi que les moucherons viennent pondre ce qui va donner des larves translucides qui vivent juste sous la surface de la terre et qu'on ne voit qu'en la grattant un peu.
· Avec une petite flambée avec du bon bois (pas de peinture ni produits chimique) récolter les braises froides en les concassant et en les ajoutant au sable de rivière pour effectuer les  semis. Le charbon de bois agit comme "désinfectant" (ou plutôt anti-bactérien ?) qui empêche la fonte des semis ?
· De la paille hachée finement, réduisent la fonte des semis.
· L'apport de farine de luzerne à raison de 1% par poids et de calcium amené au niveau de 6 mg/g dans le sol réduisent drastiquement le pourridié dans un sol inoculé avec Pythium. La luzerne et le calcium ont pour effet de stimuler la microflore favorable, augmentant du même coup la compétition et diminuant les nutriments disponibles. Les plantes utilisent aussi le calcium pour convertir la pectine en pectate de calcium, ce qui leur permet de mieux résister à l'enzyme secrété par Pythium.
· L'avoine semble avoir un pouvoir suppressif vis-à-vis du Pourridié. Les racines de l'avoine sécrètent un composé du genre saponine (l'avénacine) qui attire et détruit les zoospores de Pythium non-encystés. La farine d'avoine a amélioré l'efficacité de l'antagoniste du Pourridié. Un engrais vert d'avoine juste avant une culture susceptible pourrait donc être utile.
· Le meilleur remède est de ne pas semer trop tôt dans la saison, comme ça les conditions de température et de lumière optimales sont présentes.
· En cas d’apparition de petites mouches noires voletant autour des semis
Laissez le terreau sécher entre deux arrosages
· En cas d’apparition de petites mouches blanches  qui volent lorsqu`on touche les plantes, Pulvérisez les feuilles de savon insecticide, et aspirez les aleurodes, avec un aspirateur à la main.

Utilisez de préférence des étiquettes plastiques aux étiquettes en bois qui pourrissent facilement et ne durent pas très longtemps. Une façon plus durable pour les étiquette est d'utiliser des petites pierre ou des morceaux de tuiles et de les graver.

Voir ici quelques conseils en vidéo : http://www.viddler.com/explore/jardin_vert/videos/4
et là...

 


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CALENDRIER DE SEMIS DES PRINCIPALES VARIÉTÉS POTAGÈRES
JANVIER
Aubergine, fève, laitue, piment, pois, tomate.

FÉVRIER
Artichaut, asperge, aubergine, bourrache, carotte, cerfeuil, chou, chou-fleur, ciboulette, cresson, épinard, estragon, fève, laitue, melon, navet, oignon, oseille, panais, persil, piment, poireau, poirée, pois, radis, sarriette, scorsonère, tomate.

MARS
Arroche, artichaut, asperge, aubergine, betterave, bourrache, carotte, céleri à côte, céleri-rave, cerfeuil, chicorée, chou, ciboulette, concombre, coriandre, cornichon, cresson, épinard, estragon, fenouil, fraisier, gombo, fève, haricot, laitue, lavande, marjolaine, melon, menthe, navet, oignon, oseille, panais, persil, pet-saï, piment, pissenlit, poireau, poirée, pois, radis, rhubarbe, roquette, salsifis, sarriette, sauge, scorsonère, tétragone, thym, tomate.

AVRIL
Arroche, asperge, aubergine, basilic, betterave, bourrache, camomille, cardon, carotte, céleri à côte, céleri-rave, cerfeuil, chicorée, chou, ciboulette, citrouille, concombre, coriandre, cornichon, courge, cresson, épinard, estragon, fenouil, fraisier, gombo, haricot, laitue, lavande, maïs sucré, marjolaine, melon, menthe, navet, oignon, oseille, panais, pâtisson, persil, pet-saï, piment, pissenlit, poireau, poirée, pois, potiron, pourpier, radis, rhubarbe, romarin, roquette, rue, salsifis, sarriette, sauge, scorsonère, tétragone, thym, tomate.

MAI
Arroche, basilic, betterave, camomille, cardon, carotte, céleri à côte, céleri-rave, cerfeuil, chicorée, chou, ciboulette, concombre, coriandre, cornichon, courge, cresson, épinard, estragon, fenouil, fraisier, gombo, haricot, laitue, lavande, maïs sucré, marjolaine, melon, menthe, navet, oseille, panais, pâtisson, persil, pet-saï, piment, pissenlit, poireau, poirée, pois, potiron, pourpier, radis, rhubarbe, romarin, roquette, rue, salsifis, sarriette, sauge, scorsonère, tétragone, thym, tomate.

JUIN
Arroche, betterave, camomille, carotte, céleri à côte, cerfeuil, chicorée, chou, ciboule, ciboulette, citrouille, coriandre, cornichon, courge, cresson, épinard, estragon, fenouil, fraisier, gombo, haricot, laitue, lavande, maïs sucré, marjolaine, melon, navet, panais, pâtisson, persil, pissenlit, poireau, poirée, pois, pourpier, radis, raifort, romarin, roquette, rue, salsifis, scorsonère, tétragone, thym.

JUILLET
Arroche, betterave, camomille, carotte, céleri à côte, cerfeuil, chicorée, chou, ciboulette, coriandre, cresson, épinard, estragon, fenouil, gombo, haricot, laitue, mâche, navet, panais, persil, pissenlit, poireau, poirée, pourpier, radis, raifort, rue.

AOÛT
Arroche, bourrache, carotte, cerfeuil, chicorée, chou, ciboule, cresson, épinard, haricot, laitue, mâche, navet, oignon, oseille, persil, pet-saï, pissenlit, poireau, pourpier, radis, raifort, sarriette, sauge, scorsonère.

SEPTEMBRE
Arroche, bourrache, carotte, cerfeuil, chicorée, chou, ciboule, cresson, épinard, laitue, mâche, menthe, navet, oignon, oseille, panais, persil, pet-saï, poireau, radis, raifort, rhubarbe, roquette, sarriette, sauge, scorsonère.

OCTOBRE
Bourrache, cerfeuil, chou, épinard, fève, laitue, mâche, menthe, navet, oignon, oseille, panais, persil, pois, rhubarbe, roquette, sauge.

NOVEMBRE
Fève, laitue, pois, rhubarbe, roquette.

DÉCEMBRE
Fève, laitue, pois.

 

Toilettes sèches

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En autarcie il faut récupérer eau et matières
En autarcie il faut récupérer eau et matières
Et si demain toutes les infrastructures actuelles n'existaient plus ?! Plus exactement si nous n'avions plus les moyens énergétiques pour les faire fonctionner ?!... Sans une énergie bon marché, arriverons nous à financer les charges collectives que nous assumons aujourd'hui ? S'il n'y a plus d'eau courante à faible coût et si le tout à l'égout est déficient, les toilettes sèches peuvent être une solution complète pour régler la carence des services municipaux.
Les avantages :
(il faut bien sûr oser s'asseoir sur ses convictions)
Outre les économies d'eau , le plus important est le compostage potentiel qui en résulte. Le respect du cycle de l'azote est primordial. C'est pour l'avoir oublié que l'agriculture moderne a été contrainte de recourir aux engrais chimiques à base de gaz naturel.
Sans azote les plantes ne peuvent pas vivre et au contraire, les potagères croissent beaucoup plus vite en sa présence. Les déjections animales ou humaines sont indispensables dans une vision a long terme où les ressources en énergies fossiles vont diminuer inexorablement.
Les toilettes à eau représentent une triple hérésie, nous gâchons en même temps dans le même geste une eau pure et un engrais de grande qualité, de plus nous sommes ensuite contraint de développer une grande énergie pour en assurer le traitement.
L'eau et l'engrais sont deux ressources indispensables a la vie.


Comment faire pour réaliser des toilettes sèches ?
- Les bacs de réception et de stockage peuvent être deux poubelles plastique. (une troisième pour assurer une réserve disponible ne serait pas du luxe...)
- Organisez le tout pour que les conteneurs puissent être accessibles avec une brouette ou un diable.
- Placez de la paille, de l'herbe ou de la sciure au fond du récipient qui recevra les excréments.
- Couvrez les matières avec :
- Des copeaux de bois ou de la sciure (solution idéale, mais en aurons nous toujours sous la main ?)
(si vous avez un Brico-machin près de vous, rendez-vous au stand coupe de bois. Certains artisans du bois pourront également vous en donner gracieusement)
- Des écorces broyées (bonne idée, mais comment les broyer sans énergie bon marché ?)
- La tonte de votre pelouse (une décoration qu'il faudrait remplacer par plus utile...)
- De la paille hachée, de céréales ou de plantes plus exotiques (par exemple le chanvre) 
- Des feuilles sèches, en privilégiant certaines espèces d'arbres telles que les arbres fruitiers, frênes et bouleaux, dont les feuilles sont plus digestibles;
- Des morceaux de carton déchiqueté;
- Du pop corn, qui est idéal de par sa composition, porosité et digestibilité et qu'on peut produire soi-même à partir de grains de maïs...
- De la tourbe mouillée.
- D'autres substances riches en calcium; on évitera la chaux, trop radicale dans ses effets, pour des substances telles que la craie naturelle ou la dolomie;
- De la terre sèche, qui retient l'humidité et la chaleur et qui de plus, fournit des micro-organismes décomposeurs.
- Tous les débris végétaux conviennent, si vous utilisez des coupes d'arbres parfumés genre laurier, l'odeur du laurier sera prépondérante (l'idéal étant de mélanger la sciure pour absorber les liquides et les végétaux pour parfumer et alléger l'ensemble)
- La cendre, semble t-il est à éviter.
- Le mélange de tout ce qui précède en fonction de ce dont vous pouvez disposer à profusion...

Objectif : éliminer les odeurs et aider au départ de la fermentation en humus.
- Faites une ventilation en PVC pour évacuer les odeurs. L'idéal est de placer à son extrémité un autogire qui aspire l'air et aide à la fermentation.


NB : pour les petites commissions et pour les hommes, optez plutôt pour une récupération dans un bidon séparé accessible avec un entonnoir.
...Un bonus à votre installation : une évacuation des liquides vers un lagunage dans lequel poussent des iris d'eau, des joncs, des roseaux, de la menthe et des jacinthes...

Pour quelles économies ?
Par personne sur une base 2 chasses de 10 litres par jour x 350 = 7 M3
7 m3 à 3 € (en moyenne) = 21 €, soit près de 100 € pour une famille de 5 personnes + les engrais générés + une production optimisée de votre potager... + votre participation au développement durable de la planète.

>>>> Tout sur les toilettes sèches
>>>> Pourquoi utiliser des toilettes sèches
>>>> Une entreprise qui commercialise des toilettes sèches publiques

Pour infos :
L'agriculture traditionnelle assurait un recyclage naturel de l'azote par l'épandage des déjections animales et humaines, les pertes inévitables par ruissellement étant compensées par la culture régulière de légumineuses qui fixent l'azote de l'air (emploi de l'assolement triennal ou quadriennal qui a considérablement réduit l'appauvrissement des sols et réduit les risques de famine du Moyen Âge).

Avec la "révolution verte" ( Exclamation ), ce cycle quasiment fermé a été remplacé par un flux ouvert où l'azote est tiré de l'air par les engrais artificiels produits à partir de gaz naturel (gaz méthane CH4-> hydrogène + azote -> ammoniac). La nécessité du recyclage ayant disparu, on a développé le tout à l'égout et l'azote fixée par les végétaux, puis les animaux d'élevage, puis les humains.. Le tout se retrouve rejeté dans les fleuves et la mer, quand il ne pollue pas la nappe phréatique. Ainsi le bilan global est d'épuiser les ressources fossiles pour enrichir les océans et eutrophiser les rivières, et le tout à l'égout est un maillon essentiel de ce circuit.

Il sera effectivement indispensable de revenir à un cycle naturel de l'azote, et pour cela de recycler les déjections humaines dans l'avenir. Les toilettes sèches, soit utilisées localement comme compost , soit collectées par un service comme celui des ordures ménagères et recyclées sous forme d'engrais seront inévitables, même si maintenant l'emploi massif de gaz naturel les fait encore apparaitre comme une curiosité anecdotique.

Un peu de lyrisme :
Un petit poème à afficher pour tous ceux qui par leur actions participeront à l'enrichissement de votre compost et respectent le cycle de la matière.

Vous qui venez ici, dans une humble posture...
De vos flancs alourdis, décharger le fardeau,
Veuillez, quand vous aurez soulagé la nature
Et déposé dans l'urne un utile cadeau,
Déposer en silence une poignée de litière...
Et, sur l'autel fumant, placer pour chapiteau
Ce couvercle arrondi sur les nobles matières...
Sans eau et sans odeur se fera le terreau...

Un peu d'humour :
Qui va à la chasse, perd sa place...