"C'est avoir tort que d'avoir raison trop tôt." (M. Yourcenar)
"C’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison". (Coluche)
"Ce qui est le plus à craindre, ce n’est pas le bruit des bottes mais le silence des pantoufles". (Max
Frisch)


 
Agenda du crash Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

ImageEntre 1920 et 1990, la population mondiale a été multipliée par 3.

- Hier, en 1920, 5/6ème de la population terrestre ne consommait rien (ou presque...)
- Aujourd'hui, 2,3 milliards de terriens de plus, avancent à marche forcée vers le standard de la ménagère des sondages...
- Demain, bien malin celui qui pourrait définir un jour précis pour fixer la date du "Crash-oïl". Nous ne connaîtrons peut-être pas un plongeon rapide mais une descente lente ponctuée de remontées partielles. Qui peut ensuite déterminer le délai qui s'écoulera entre le début de la fin et le début de la récession mondiale ? Quel économiste pourrait se hasarder à pronostiquer une date où le retour à la terre pourrait s'avérer plus important que le maintient de nos acquis sociétaux ?
Toute la problématique repose sur le rythme et la rapidité des effets induits par la déplétion du pétrole.


Les premiers effets visibles du crash-oil se traduiront bien entendu par une augmentation importante et massive du prix du pétrole. Une date qui pourrait être fixée au lendemain de l'annonce de la fermeture définitive ou programmée d'un ou deux principaux puits de pétrole. Un communiqué sur la fermeture ou la déplétion du champ de Ghawar (http://wiki.oleocene.org/index.php/Champ_de_Ghawar ) pourrait être à lui seul un élément déclencheur. Il est par ailleurs possible d'imaginer un scénario apocalyptique basé sur de multiples attentats terroristes ciblés : voir le "ScenarioCatastrophe.com"
En fonction des tensions commerciales internationales, l'évolution des tarifs à la pompe sera plus ou moins rapide.

Les premières conséquences reposeront sur une accélération des moyens de substitution : le pétrole vert, les éoliennes, les économies d'énergies, les transports en commun... Tout sera mis en oeuvre pour que les tensions observées sur les marchés du brut ne soient pas reportées sur la vie courante et surtout sur les équilibres économiques et sociaux.

Malgré tous les efforts et les investissements déployés par tous les pays industrialisés, la résultante de l'augmentation du prix du baril aura pour corollaire une élévation des prix, de tous les prix car tout est lié et tributaire du pétrole.

Une augmentation importante de tous les biens de consommation représente en fait une baisse du pouvoir d'achat qui touchera avant tout les plus faibles et les plus démunis.
Les classes moyennes et les plus gros revenus seront soumis à une contribution de solidarité plus importante. Cette augmentation des prélèvements obligatoires aura toutefois ses limites et surtout ses décalages. Par manque de solidarité des plus aisés, la lutte des classes pourrait être réactivée de façon violente.

Le « clash-all » interviendra au moment où nous atteindrons à la fois les limites des tensions sociales, de la pression fiscale et le début de la décroissance mondiale...
En fonction de leur organisation, de leurs choix politiques et énergétiques passés et de leurs facultés d'adaptation, certains pays seront plus rapidement touchés que d'autres.
A son crédit, la France par exemple, grâce à son énergie nucléaire, pourrait bénéficier d'un délai supplémentaire de quelques semaines ou quelques mois au regard de certains autres pays Européens; à son corps défendant, la même France pourrait sombrer plus rapidement dans le chaos en raison de ses politiques d'assistances et de défense du corps social et de sa dette publique. (http://www.dailymotion.com/video/x1byih_france-une-vie-a-credit_business )

Au même titre que le réchauffement climatique fait partie aujourd'hui des thèmes récurrents qui illustrent les journaux et les magazines d'actualité, la certification du Peak-Oil sera-t-elle aussi un événement qui fera la une des médias au même titre que le franchissement du baril du pétrole à 100$ ou du litre d'essence à 1€50.
Mais comme pour le réchauffement climatique ou le détournement du Titanic de son iceberg, à ce moment là, il sera peut-être déjà trop tard pour s'organiser et se préparer à une vie sans pétrole...  D'où la nécessité de faire aujourd'hui de cet objectif d'autarcie volontaire, un loisir agréable en lui donnant un caractère ludique à défaut d'être dramatique.

 
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