Créer un stock alimentaire Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par GEISPE   

Par Geispe

ImageQuels stocks alimentaires peut-on éventuellement faire en prévision d'un chaos, pendant que nous disposons encore des moyens modernes et de la profusion actuels ?...

Le problème est, une fois que l'on dispose de ce stock, de le faire tourner afin d'avoir toujours des denrées fraîches compte tenu des dates de péremption des produits. Il y a également le risque que, si l'on veut constituer ou reconstituer le stock au dernier moment (on ne connaît pas de date ni de scénario), selon la situation, on risque de se retrouver de toute façon face à de la pénurie... ou encore de se faire dévaliser si la plupart des autres personnes n'ont pas prévu le coup... Par ailleurs un tel stock sera forcément insuffisant si la situation s'aggrave et devient définitive, comme il faut probablement l'envisager si le pétrole se raréfie puis arrive irrégulièrement pour enfin n'arriver plus du tout...

Alors essayons quand même de voir ce qu'il pourrait être utile de stocker, afin de ne pas stocker de l'inutile et d'oublier le nécessaire... une petite réserve c'est toujours mieux que rien.

Il faut également faire la différence entre le citadin - qui ne pourra pas stocker grand chose par manque de place mais aussi parce que le moment venu, il ne pourra rien emporter s'il doit partir vers un lieu viable - et le campagnard, un peu mieux à même de faire un stock, car il dispose souvent d'un peu plus de place. L'idéal serait qu'un tel stockage s'organise au niveau des communes campagnardes, même si c'est au dernier moment, pour ne pas avoir à le gérer en permanence. On peut déjà y songer à l'avance afin d'être prêt, d'avoir un plan, et savoir ou chercher quoi en cas d'urgence...

On peut stocker : (durée d'utilisation moyenne : en cas de nécessité, certaines peuvent être largement dépassées)

  • du pain de longue conservation (2 mois) (Toutefois il vaut mieux conserver de la farine et de la levure pour pouvoir faire son pain)
  • du pain crackers (1 an)
  • des biscuits (1 an)
  • des flocons de céréales (1 an)
  • farine de blé (6 mois)
  • semoule de blé (6 mois)
  • des pâtes alimentaires (1 an)
  • du riz (1 an)
  • des lentilles, pois cassés, haricots (2 ans)
  • des flocons pour purée de pommes de terre (1 an)
  • des soupes en sachets (1 an)
  • conserves de viande, charcuterie, poissons (2 ans)
  • conserves de plats cuisinés (2 ans)
  • conserves de fruits (2 ans)
  • jus de fruits (2 ans)
  • confitures, miel (1 ans)
  • lait de longue conservation (6 mois)
  • lait en poudre (1 an)
  • lait condensé en conserve (?)
  • fromages à pâte dure (1 an)
  • huile alimentaire (1 an)
  • eau en bouteille (1 an)
  • café, thé, cacao, chocolat (1 an)
  • noix, noisettes (2 ans)
  • fruits secs (2 ans)
  • Boites de conserves (plusieurs années)
  • sel (illimité)
  • sucre (illimité)

Dans cette liste, sont cités des aliments qu'il n'est pas indispensable de stocker en priorité, car ils ne semblent pas spécialement "nourrissants" mais également parce qu'ils sont condamnés dans une société "zéro-pétrole" : le sucre est par exemple un produit industriel qui va disparaître puisqu'on ne pourra plus faire de culture industrielle de betterave puis fabriquer du sucre raffiné... Avec la disparition des moyens de transport, il faut aussi envisager de se passer de café, thé, cacao (chocolat) ceci étant des produits importés de l'autre bout du monde...

Les produits les plus intéressants sont par contre ceux qui à la fois se tiennent bien et sont nourrissants :

  • céréales en grains (blé, orge, seigle, avoine, riz) (nous y revenons plus loin dans la partie consacrée aux agriculteurs)
  • légumineuses (lentilles, pois, haricots)
  • pâtes alimentaires
  • huiles alimentaires
  • fruits secs
  • oléagineux

A la campagne c'est un peu différent : il y a Monsieur tout le monde ... qui devra s'inspirer de la liste ci-dessus... et les agriculteurs (et leurs organisations comme les coopératives agricoles), qui sont les gardiens les plus importants des stocks alimentaires (silos) mais aussi des semences pour le futur.

  • céréales : ce sont (par ordre de production actuelle) le blé, le maïs, l'orge, l'avoine, triticale, sorgho, riz, seigle...
  • légumineuses : elles rentrent plutôt dans les cultures légumières (lentilles, pois, haricots)
  • oléagineux : essentiellement colza, puis tournesol, soja et lin
  • racines : essentiellement pomme de terre, crosne, rutabagas, topinamourgs
  • fruits à coque : noix, noisettes
  • aliments pour le bétail : certains pourraient être utilisées en guise d'alimentation humaine, en cas de disette... (en Allemagne, la dernière guerre a montré qu'on avait intérêt à sacrifier les animaux d'élevage pour que leur alimentation puisse servir à nourrir les humains : c'est le fameux circuit toujours mis en évidence lors des argumentations végétariennes/liennes qui tendent à expliquer qu'il est plus rentable de manger les céréales soi-même plutôt que d'en nourrir des animaux de boucherie...) Il s'agit de betteraves fourragères, choux fourragers, navets fourragers, et autres comme carottes, rutabagas, courges, topinambours, féverolles, pois protéagineux, lupin doux... maïs et autres céréales aussi.

Il faudra encore voir "sur place" quelle sera l'accessibilité à des denrées stockées avec des techniques modernes : une vis sans fin pour remplir ou vider un silo... ne fonctionne plus s'il n'y a plus d'électricité. Quid des produits stockés s'ils sont dépendants de la chimie (parasites) ou de nécessités "physiques" (deshydratation par chauffage, aération, brassages mécaniques, etc...) Et enfin... se pose la question du transport et des récipients (si l'on veut répartir les stocks, p.ex.) - en l'absence de pétrole - (carburant) mais aussi type de véhicule (on ne pousse pas très loin un camion ou une remorque, même à plusieurs...

 
< Précédent   Suivant >