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| Le poulailler et la permaculture |
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Les poules produisent des oeufs et les poulets se proposent parfois pour un plat dominical mais ceci n'est qu'une infime partie de tous les avantages que peuvent procurer les gallinacés. Une observation attentive du comportement de ces oiseaux jumelé à une conception soignée de l'environnement peut être très bénéficiaire à votre indépendance. Voici donc quelques exemples des multiples fonctions et interrelations du poulet : Fertilisant : Pesticide : Laissez les poulets libres dans le verger à la fin de la saison et ils mangeront les fruits malades tombés au vent, réduisant les problèmes de la prochaine saison. Ils trouveront aussi tous les insectes nuisibles hivernant sur l'herbe. Le poulailler : Un plancher en bois limite le froid pendant l’hiver. Dès le départ prévoyez un apenti pour stocker vos graines (dans une poubelle plastique hermétique inaccessible aux rats et aux fourmis.) Disposer des madriers tous les mètres contre un mur, inclinés à 45° et fixer horizontalement des branches ou les lambourdes de 5 à 7 cm de diamètre. 3 perchoirs maxi. Il faut compter un mètre linéaire pour 2 à 3 poules. Sous les perchoirs, vous pouvez disposer des planches qui vont récupérer les fientes et que vous emploierez au jardin potager. Pour 5 poules, prévoyez 3 pondoirs car elles ne pondent pas toutes en même temps. Utilisez des caisses ou des cagettes dans lesquelles vous placerez de la paille que vous renouvellerez régulièrement pour éviter qu’elles deviennent des nids à parasites. (on trouve régulièrement des cagettes à la fin des marchés).
Le terrain (l’enclos) : Comptez entre 5 et 10 m2 par pensionnaire pour qu’ils puissent s’épanouir dans les meilleures conditions. Le terrain doit pouvoir être drainer et il ne doit pas pouvoir devenir boueux. L’enclos doit être grillagé et permettre la protection des poules pour qu’elles soient à l’abri des visiteurs indésirables : chiens errants, renards… Si la mobilité de l’habitacle est impossible, organisez (si possible) votre terrain en deux parties pour alterner la présence de vos poules pour que la végétation aie le temps de repousser. Si possible, semer du trêfle et/ou du soja dans la partie laissée au repos. L’idéal est de pouvoir prolonger l’enclos par un parc de promenade. C’est basique et évident, mais prévoyez en marge du poulailler un abri aéré qui puisse servir de protection contre la pluie et le soleil. La nourriture : Prévoyez environ 50 gr de graines par jour et par poule. Réaliser un petit lieu de compostage dans l’enclos. Vous y placerez vos reste de cuisine. Donner de l’eau et des graines tous les jours peut très vite devenir une corvée aussi il est préférable de réaliser ou faire l’acquisition d’un distributeur d’eau et de graines. Vous pouvez ajouter régulièrement du vinaigre de cidre à l’eau de boisson en prévention contre les coccidioses. Pour désinfecter et vermifuger, ajoutez quelques gousses d’ail dans le réservoir principal. Donnez à vos poules tous les escargots petits et gros que vous trouverez dans le jardin ; elles vont se régaler en y trouvant des éléments nécessaires à leur constitution. Les fruits tombés de vos arbres et que vous destiniez au compost seront très appréciés de vos pensionnaires. … et on ne parle pas des vers de terre…. Les problèmes possibles : Les poules aiment le sang aussi elles peuvent s’attaquer à une poule plus faible qui risque de se faire piquer régulièrement. Il faut alors isoler le sujet blesser et le soigner en conséquence. A noter que les tensions se retrouvent plus régulièrement dans les enclos trop exigus. Comme remède, on peut suspendre des bottes d’herbe fraîche qui les obligent à sauter pour s’en emparer et leur faire oublier leur manie de piquage. Pensez au bruit causé par vos poules qui pourraient gêner vos voisins. Élever des animaux de la basse-cour proche des habitations peut-être à l'origine de difficultés de voisinage, le chant du coq déplait à certains. L’acceuil des nouveaux pensionnaires : Pour habituer vos poules à leur nouvelle maison, il est souhaitable de les laisser enfermées jour et nuit pendent deux ou trois jours pour qu’elles s’approprient leur habitacle et éviter ainsi qu’elles pondent à l’extérieur. Le résultat : Prévoyez entre 100 et 200 bons œufs par an et par poule. Poulets et serre : Si on élève des poulets plus conventionnellement dans un bâtiment permanent, on peut y adjoindre une serre faisant face au sud; les jours d'hiver, le soleil réchauffera la serre, la nuit se sera les poulets. De plus, le dioxyde de carbone produit par les poulets sera utilisé par les plantes, et de l'autre côté, les insectes se feront manger. Il faut toutefois utiliser un filtre contre la poussière et les plumes dans l'air. A noter que les poules ont besoin de leur ration quotidienne de céréales aussi, si vous ne disposez pas des ressources suffisantes pour les alimenter (surface cultivable ou capacité à vous procurer des graines) il peut-être judicieux de faire l’impasse sur votre élevage.
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