"L'homme survit quelques minutes sans air, quelques heures sans boire, quelques jours sans manger et quelques milliers d'années sans pétrole!" (RAMA)


 
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Image1ère disposition : en fonction de la place, des possibilités (sol et climat) de vos goûts et de vos disponibilités (financières) investissez exclusivement dans des arbres ou arbustes qui pourront être généreux en vous donnnant chaque année plusieurs centaines de kilos de fruits et de calories...
- Pommiers
- Cerisiers
- Groseilliers
- Noisetiers
- Vignes
- Cognassiers
- Abricotiers
- Pruniers
- (...)
L'avantage de ces arbustes est qu'ils ne nécessitent pas boucoup d'entretien, ce qui permet de gagner du temps pour en avoir plus à consacrer au potager.
Par ailleurs en diversifiant vos plantations vous limiterez les dégats dans l'éventualité d'une catastrophe climatique ou d'une maladie végétale.

NB : pensez à mettre en pot un petit citronier que vous rentrerez l'hivers et qui pourra vous produire quelques fruits très utiles pour la cuisine et autres tâches ménagères...

Dans un contexte de crise grave si vous êtes le seul dans votre secteur a avoir des arbres fruitiers vous n'en profiterez pas beaucoup car il y aura toujours de petites mains bienveillantes pour ramasser la production à votre place c'est pourquoi il est nécessaire et peut-être même indispensable de faire du prosélitisme afin d'informer et de sensibiliser vos voisins pour qu'ils évitent d'investir dans des rosiers, des palmiers ou des haies certes esthétiques mais que ne seront pas comestibles...

Il existe plusieurs sortes d'arbres fruitiers :
Les hautes tiges       = fruits  dans 10-20 ans
Les moyennes tiges  = fruits  dans 5-10 ans
Les basses tiges       = fruits dans  2-3 ans 
Suivant les variétés la longévité et la production peuvent être très différentes et les avantages très disparates : aucun danger sur les basses tiges pour la récolte, mais elles ne sont pas très compatibles avec un élevage.
... D'où la nécessité, si possible de diversifier les sources de production.

Gare à la concurence !
Equipez vous par ailleurs de fillets plastiques à maille sérrée pour protéger vos arbustres des oiseaux qui pourraient se servir avant vous !

Jouez la sécurité et la générosité en greffant vos arbustes pour aider éventuellement vos proches et péréniser votre production.
> Quand et comment greffer vos arbres fruitiers.

7 Raisons de greffer

Le greffage est un procédé de multiplication des plus utiles et des plus usités en arboriculture. Employez-le chaque fois que vous voulez:
1° Propager une variété nouvelle et méritante, en lui conservant intégralement tous ses caractères de précocité, fertilité, nanisme, etc.
2° Substituer une bonne variété à une mauvaise sans qu'il soit nécessaire d'arracher pour replanter ensuite;
3° Restaurer un arbre épuisé, par la transfusion d'une sève nouvelle, émanant d'éléments sains et vigoureux;
4° Avancer la fructification d'un arbre de semis dont vous avez hâte de voir les produits. Vous greffez en ce cas un rameau de cet arbre sur un sujet qui engendre une rapide mise à fruit (poirier sur cognassier);
5° Rendre fertiles des arbres qui ne le seraient que très tard. C'est le cas des sujets issus de semis que vous grefferez avec les variétés connues. C'est aussi le cas des arbres trop vigoureux, peu ou pas fertiles, sur lesquels vous grefferez des boutons à fruits;
6° Remplacer des branches charpentières ou fruitières là où elles peuvent manquer sur des arbres déjà établis;
7° Rendre possible dans quelques sols la culture d'essences qui n'y réussiraient pas autrement. C'est ainsi que le Poirier, qui ne saurait végéter en sol pierreux et peu profond, peut y être à la rigueur cultivé si vous le greffez sur Aubépine.
Non seulement la greffe influe sur la mise à fruit, mais elle modifie la qualité, le volume et la saveur de ces fruits. Vous savez, en effet, que les poires provenant de poiriers greffés sur cognassier sont plus belles, mieux colorées et plus savoureuses que celles qui sont obtenues par greffe sur franc.

8 Conditions de succès

Conditions à remplir pour réussir les greffes :
1° Les deux individus (sujet et greffon) doievent être parents à un certain degré; ils doivent toujours être de la même famille, mais peuvent ne pas appartenir au même genre.
C'est l'expérience qui vous apprendra que tel genre (poirier) se greffe avec succès sur tel autre (cognassier) et non sur un troisième (pommier) qui appartient cependant à la même famille. Les cas d'affinité sont généralement fréquents entre les espèces ou variétés d'un même genre: ainsi avec le genre Poirier, vous réussirez très bien le greffage d'une variété de poire (Duchesse) avec le Poirier commun; vous réussirez encore le Poirier à feuilles de saule avec ce même porte-greffe.
2° La vigueur et l'évoque d'entrée en végétation doivent être sensiblement les mêmes; s'il y a discordance, c'est le greffon qui doit avoir la végétation un peu plus tardive.
Les espèces et variétés de vigueur modérée s'accommodent, volontiers d'un jet de vigueur moyenne. En greffant une espèce délicate ou faible sur un sujet également faible, vous auriez un arbre malingre; le résultat serait le même si vous rompiez l'équilibre en plaçant un greffon d'un individu faible sur un sujet de trop grande vigueur.
Vous pouvez, cependant, réduire les inégalités trop saillantes, quant à la vigueur, au moyen d'un double greffage dit surgreffage . Le poirier Doyenne d'hiver, très faible de constitution, donne des poires verdâtres lorsque vous le greffez directement sur franc; il a une vigueur normale et donne de bien meilleurs fruits si vous greffez sur franc, d'abord en pied, la variété curé (intermédiaire) que vous regrefferez plus tard, et plus haut en Doyenné d'hiver.
3° Le sujet doit être assez fort pour recevoir le greffon.
Les sujets trop grêles donnent par la suite des arbres rabougris ou qui se développent trop lentement;
4° Le greffon doit avoir au moins un oeil (vous pouvez même, souvent, lui en laisser 2 ou 3) sain et bien constitué, capable d'engendrer une tige; il doit en outre provenir d'un végétal bien portant et robuste;
5° Le contact des zones génératrices du greffon et du sujet doit être aussi bien établi que possible. Il ne s'agit aucunement de faire coïncider la moelle ou l'écorce des deux parties assemblées, mais bien les couches nouvelles et vives du liber et de l'aubier dans le tissu desquelles circule la sève. La multiplicité des points de contact favorise et rend plus complète la soudure.
Vous rendrez le contact plus intime en entourant la greffe d'une ligature qui peut être, suivant la consistance et le diamètre du sujet: du raphia, des feuilles de spargaine, de la grosse laine, du gros coton ou de la ficelle;
6° Les sections préparées pour l'assemblage doivent être franches et exemptes de corps étrangers.
Les coupes seront faites avec un outil bien tranchant et propre; vous éviterez de les souiller avec les doigts et à plus forte raison de les laisser tomber à terre;
7° Les plaies faites dans l'opération du greffage doivent être préservées de l'air, soit à l'aide de ligatures, soit par engluement.
8° L'époque à laquelle vous opérez et l'état de sève du sujet, influent sur la reprise.
Greffez en principe lorsque la sève est en mouvement: au moment où elle se réveille si vous voulez opérer au printemps; avant qu'elle n'entre en léthargie s'il s'agit de greffes d'automne (devant dormir); ou lorsque son ascension n'est pas trop active si vous voulez opérer à oeil poussant en été.

 
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