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| Opération survie |
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| Écrit par GEISPE | |
En cas de chaos, l'idée du séchage des plantes sera probablement à l'ordre du jour... Une fois que les magasins seront vidés, il faudra voir combien de temps l'on peut tenir avec les stocks que l'on a réussi à faire. Selon le moment de l'année et l'ambiance qui règne... on peut arriver à cultiver (si l'on se trouve au printemps) ou à récolter (si l'on se trouve en fin d'été)... Sans aborder la question du résultat (qui sera probablement aléatoire), du stockage (qui n'est pas évident si on n'a pas prévu le coup : sacs, récipients en quantités suffisantes, stockage à l'abri de l'humidité, des insectes et surtout des rongeurs) ou du vol (si une masse d'affamés circulent un peu partout) il peut être intéressant d'expérimenter dès maintenant le séchage des plantes sauvages comestibles... (Voir sur le sujet du sèchage, l'article sur la conservation et le sèchoir solaire) L'hiver est long et il faudra donc avoir un peu de céréales, oléagineux, légumineuses... Si les quantités que l'on pense obtenir au moyen de la culture semblent insuffisantes, il y a la solution de profiter de la belle saison, pour "mettre le paquet" et "turbiner" en vue de sécher 180 doses par personne (ce sont 180 jours donc six mois) de plantes sauvages comestibles : tout ce qui se mange peut être séché et comme on fait une tonne de foin pour une vache... on peut très bien stocker du foin pour les humains... - ortie - renouée - arroche - laiterons - plantains - chenopode - amarante - consoude - bourrache - égopode ... (les plantes cultivées au jardin et dans les champs peuvent d'ailleurs presque toutes être séchées, de même que les fruits sauvages et cultivés...) en fait à part l'égopode, il ne s'agit même pas tellement de plantes "sauvages" car ce sont plutôt des "adventices" ou des "mauvaises herbes", c'est à dire qui accompagnent les cultures et les endroits où habite l'humain... Et certaines étaient cultivées dans les temps anciens. Elles présentent l'avantage de proliférer et donc ne demandent pas une cueillette longue et fastidieuse... Si on va dans la nature "sauvage" il n'est pas évident de trouver en quantité suffisante de quoi manger quelque chose de consistant... et tous les jours de la semaine... Si ensuite on tient compte que pour la préparation de ces plantes il vaut mieux avoir un peu d'oignon, de l'huile, un peu de farine, du sel... produits complémentaires qui, en période de chaos risquent d'être rapidement absents... on n'est pas sorti de l'auberge... Si la question des stocks de survie se pose à l'horizon... on aura intérêt à s'activer un maximum dans cette activité. On peut stocker des plantes entières, des plantes coupées, ou des plantes réduites en poudre et mises en bocal p.ex. (une fois séchées) : tout cela fera "soupe en sachet" le moment venu... Il peut être utile de s'exercer avec de petits échantillons... Les chênes sont très nombreux dans nos régions et les glands peuvent être consommés : Les glands sont faciles à ramasser en quantité (le seul problème c'est la concurrence des petits animaux dont l'écureuil qui saute de branche en branche tous les matins...), mais leur amande, riche en protéines et en amidon, renferme aussi beaucoup de tanins, qui lui confèrent une saveur amère et astringente et rendent les glands immangeables, voire même dangereux car les tanins se décomposent en substances toxiques. Mais heureusement, les tanins sont aisément éliminés par l'eau bouillante et une simple préparation permet de mettre à profit l'un des cadeaux les plus abondants de MèreNature. il suffit d'entailler les glands, de les mettre quelques minutes dans l'eau bouillante pour en faciliter l'écorçage. On peut ensuite hacher l'amande et la faire bouillir dans plusieurs eaux successives jusqu'à ce que tout le tanin ait été éliminé. L'eau est alors claire (elle était précédemment d'un beau brun chocolat) et toute l'amertume a disparu de l'amande. La purée obtenue, très nutritive, sert de base à de délicieux pâtés végétaux ou à diverses tartes et gâteaux. En France et en Grèce, la farine de gland fût longtemps utilisée. Elle contient 6% de protéines et 65% d'hydrates de carbone. Sous forme de bouillie, le gland était la base de l'alimentation des Indiens de Californie, remplaçant la viande lorsqu'ils en manquaient ou s'en privaient. On prescrivait les glands contre la diarrhée et les empoisonnements. En Allemagne et en Pologne au XVIIIème l'usage de la farine de gland était courant. On la mélangeait au blé pour faire du pain. On en faisait aussi un café ou une bière. Quelques recettes : PÂTÉ DE GLANDS : Utilisez la préparation précitée pour obtenir une purée dépourvue d'amertume. Mélangez à cette purée de la graisse végétale fondue ou de l'huile d'olive, des olives hachées, quelques oignons ou poireauxhachés,del'ailetunpeude sel. Parfumez de baies de genièvre écrasées. Mettez le pâté dans un moule et faites cuire quelque temps à four moyen. Ce pâté est meilleur froid. Il se conserve facilement plusieurs jours. Ca laisse le temps de réfléchir. Guy Lalière, botaniste gourmand et naturopathe en constante recherche d'un mode de vie en harmonie avec la nature peut vous aprendre à reconnaitre et a cueillir avec respect les plantes sauvages comestibles ou/et médicinales. Voir également la Bibliographie des manuels de survie. |
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En cas de chaos, l'idée du séchage des plantes sera probablement à l'ordre du jour...
- ortie