"Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde" (Gandhi)

Les semis

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1ère étape dans votre potager, faire ses semis.

Qui sème dru, récolte menu,
Qui sème menu récolte dru.
(Proverbe français)
Au moment où elles émergent du sol, les jeunes plantes sont très fragiles.
La fonte des semis sous serre est une maladie fréquente causée par divers champignons. Elle se manifeste sur les jeunes plants ou sur les boutures par un amincissement de la tige, puis par un affaissement brutal et irrémédiable de la jeune plante, qui semble avoir “fondu”.
La fonte des semis est un problème récurent, souvent causé par un excès d’humidité. Lorsque les symptômes apparaissent, il est déjà trop tard pour intervenir, les plantules attaquées ne peuvent pas être récupérées... d'où la nécessité de prévenir la fonte des semis en utilisant différentes techniques et préconisations :


· Agissez à titre préventif en utilisant un terreau désinfecté traité à la chaleur ou stérilisé.
Une solution consiste pendant l'hiver à placer dans un vieux faitout votre futur terreau dans le feu pendant quelques instants.
· Utiliser un terreau dit pour semis (en fait, de la tourbe en mélange avec un peu de perlite) à placer mouillée dans un sac congélation fermé le tout placé au micro onde pour 15 mn environ. Le champignon est alors bien cuit à la vapeur.
· Pour arroser, éviter de pulvériser de l'eau de pluie tant que les graines n'ont pas fait de vraies feuilles. Prenez de l’eau bouillie ou de l’eau de votre compagnie préalablement placée dans le réfrigérateur (pour enlever le chlore) puis replacée en température ambiante.
· Utilisez par ailleurs des godets et/ou des terrines parfaitement propres. Désinfectez les contenants et les outils utilisés avec une solution contenant 10 % d’eau de javel.
· Évitez les semis trop serrés et/ou plantés trop profondément.
· Éclaircir les semis trop denses le plus vite possible; Entre les semis, respectez la distance préconisées.
· L’humidité de l’air et les températures basses favorisent l’apparition de la fonte des semis.
· Les atmosphères humides et fraîches qui se révèlent toujours favorables au développement de la maladie. Faites en sorte que l'eau d'arrosage ne stagne pas dans votre terreau.
· Enfin prenez soin d’arroser vos semis avec modération. Plutôt le matin. De façon générale il est préférable d’humidifier par capillarité.
· Utilisez un terreau stérile et employez préférablement un sac récemment ouvert.
· Évitez les arrosages excessifs. La surface du terreau doit être sèche avant un nouvel arrosage. Vaporisez le feuillage plutôt que d’arroser le sol trop souvent.
· Favoriser la circulation d'air soit en adoptant un taux de semis plus faible dans les bacs à semis ou en fournissant une ventilation adéquate;
· Assurez une aération suffisante en retirant le dôme ou le plastique transparent qui a recouvert les semis pendant la germination.
· S'assurer que le terreau est bien drainé en ajoutant sable ou mousse de tourbe;
· Les terreaux contenant de la mousse de tourbe réduisent la fréquence d’apparition de la fonte des semis. Certains jardiniers appliquent une mince couche de mousse de tourbe broyée à la surface du terreau.
· Une décoction de prêle peut être utilisée pour prévenir l’apparition et la propagation de la fonte des semis. Récoltez les tiges stériles de prêles avant le 25 juin. Les tiges stériles sont celles qui n’ont pas de feuilles. Faites-en des bouquets que vous suspendrez pour les faire sécher. Faites bouillir 100 g de prêle séchée dans 5 litres d’eau pendant 5 minutes. Laissez infuser pendant 12 heures, filtrez et vaporisez la solution obtenue sur le feuillage et la surface du terreau.
· Une infusion de camomille peut également protéger les jeunes pousses contre la maladie. Faites infuser 7 grammes de fleurs séchées de camomille dans un litre d’eau, pendant au moins une demi-heure. Arrosez les plantules et le terreau avec cette infusion.
· Solution: Thé à l`ail, 1- Couper 100 g d`ail finement et en remplir un pot d`environ un litre. A pulvériser ensuite sur les plants.
· Mettre de la poussière de charbon de bois pilé et passé au dessus des pots après les semis et le 1° arrosage. Cela évite aussi que les moucherons viennent pondre ce qui va donner des larves translucides qui vivent juste sous la surface de la terre et qu'on ne voit qu'en la grattant un peu.
· Avec une petite flambée avec du bon bois (pas de peinture ni produits chimique) récolter les braises froides en les concassant et en les ajoutant au sable de rivière pour effectuer les  semis. Le charbon de bois agit comme "désinfectant" (ou plutôt anti-bactérien ?) qui empêche la fonte des semis ?
· De la paille hachée finement, réduisent la fonte des semis.
· L'apport de farine de luzerne à raison de 1% par poids et de calcium amené au niveau de 6 mg/g dans le sol réduisent drastiquement le pourridié dans un sol inoculé avec Pythium. La luzerne et le calcium ont pour effet de stimuler la microflore favorable, augmentant du même coup la compétition et diminuant les nutriments disponibles. Les plantes utilisent aussi le calcium pour convertir la pectine en pectate de calcium, ce qui leur permet de mieux résister à l'enzyme secrété par Pythium.
· L'avoine semble avoir un pouvoir suppressif vis-à-vis du Pourridié. Les racines de l'avoine sécrètent un composé du genre saponine (l'avénacine) qui attire et détruit les zoospores de Pythium non-encystés. La farine d'avoine a amélioré l'efficacité de l'antagoniste du Pourridié. Un engrais vert d'avoine juste avant une culture susceptible pourrait donc être utile.
· Le meilleur remède est de ne pas semer trop tôt dans la saison, comme ça les conditions de température et de lumière optimales sont présentes.
· En cas d’apparition de petites mouches noires voletant autour des semis
Laissez le terreau sécher entre deux arrosages
· En cas d’apparition de petites mouches blanches  qui volent lorsqu`on touche les plantes, Pulvérisez les feuilles de savon insecticide, et aspirez les aleurodes, avec un aspirateur à la main.

Voir ici quelques conseils en vidéo : http://www.viddler.com/explore/jardin_vert/videos/4
et là...

 


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Toilettes sèches

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En autarcie il faut récupérer eau et matières
En autarcie il faut récupérer eau et matières
Et si demain toutes les infrastructures actuelles n'existaient plus ?! Plus exactement si nous n'avions plus les moyens énergétiques pour les faire fonctionner ?!... Sans une énergie bon marché, arriverons nous à financer les charges collectives que nous assumons aujourd'hui ? S'il n'y a plus d'eau courante à faible coût et si le tout à l'égout est déficient, les toilettes sèches peuvent être une solution complète pour régler la carence des services municipaux.
Les avantages :
(il faut bien sûr oser s'asseoir sur ses convictions)
Outre les économies d'eau , le plus important est le compostage potentiel qui en résulte. Le respect du cycle de l'azote est primordial. C'est pour l'avoir oublié que l'agriculture moderne a été contrainte de recourir aux engrais chimiques à base de gaz naturel.
Sans azote les plantes ne peuvent pas vivre et au contraire, les potagères croissent beaucoup plus vite en sa présence. Les déjections animales ou humaines sont indispensables dans une vision a long terme où les ressources en énergies fossiles vont diminuer inexorablement.
Les toilettes à eau représentent une triple hérésie, nous gâchons en même temps dans le même geste une eau pure et un engrais de grande qualité, de plus nous sommes ensuite contraint de développer une grande énergie pour en assurer le traitement.
L'eau et l'engrais sont deux ressources indispensables a la vie.


Comment faire pour réaliser des toilettes sèches ?
- Les bacs de réception et de stockage peuvent être deux poubelles plastique. (une troisième pour assurer une réserve disponible ne serait pas du luxe...)
- Organisez le tout pour que les conteneurs puissent être accessibles avec une brouette ou un diable.
- Placez de la paille, de l'herbe ou de la sciure au fond du récipient qui recevra les excréments.
- Couvrez les matières avec :
- Des copeaux de bois ou de la sciure (solution idéale, mais en aurons nous toujours sous la main ?)
(si vous avez un Brico-machin près de vous, rendez-vous au stand coupe de bois. Certains artisans du bois pourront également vous en donner gracieusement)
- Des écorces broyées (bonne idée, mais comment les broyer sans énergie bon marché ?)
- La tonte de votre pelouse (une décoration qu'il faudrait remplacer par plus utile...)
- De la paille hachée, de céréales ou de plantes plus exotiques (par exemple le chanvre) 
- Des feuilles sèches, en privilégiant certaines espèces d'arbres telles que les arbres fruitiers, frênes et bouleaux, dont les feuilles sont plus digestibles;
- Des morceaux de carton déchiqueté;
- Du pop corn, qui est idéal de par sa composition, porosité et digestibilité et qu'on peut produire soi-même à partir de grains de maïs...
- De la tourbe mouillée.
- D'autres substances riches en calcium; on évitera la chaux, trop radicale dans ses effets, pour des substances telles que la craie naturelle ou la dolomie;
- De la terre sèche, qui retient l'humidité et la chaleur et qui de plus, fournit des micro-organismes décomposeurs.
- Tous les débris végétaux conviennent, si vous utilisez des coupes d'arbres parfumés genre laurier, l'odeur du laurier sera prépondérante (l'idéal étant de mélanger la sciure pour absorber les liquides et les végétaux pour parfumer et alléger l'ensemble)
- La cendre, semble t-il est à éviter.
- Le mélange de tout ce qui précède en fonction de ce dont vous pouvez disposer à profusion...

Objectif : éliminer les odeurs et aider au départ de la fermentation en humus.
- Faites une ventilation en PVC pour évacuer les odeurs. L'idéal est de placer à son extrémité un autogire qui aspire l'air et aide à la fermentation.


NB : pour les petites commissions et pour les hommes, optez plutôt pour une récupération dans un bidon séparé accessible avec un entonnoir.
...Un bonus à votre installation : une évacuation des liquides vers un lagunage dans lequel poussent des iris d'eau, des joncs, des roseaux, de la menthe et des jacinthes...

Pour quelles économies ?
Par personne sur une base 2 chasses de 10 litres par jour x 350 = 7 M3
7 m3 à 3 € (en moyenne) = 21 €, soit près de 100 € pour une famille de 5 personnes + les engrais générés + une production optimisée de votre potager... + votre participation au développement durable de la planète.

>>>> Tout sur les toilettes sèches
>>>> Pourquoi utiliser des toilettes sèches
>>>> Une entreprise qui commercialise des toilettes sèches publiques

Pour infos :
L'agriculture traditionnelle assurait un recyclage naturel de l'azote par l'épandage des déjections animales et humaines, les pertes inévitables par ruissellement étant compensées par la culture régulière de légumineuses qui fixent l'azote de l'air (emploi de l'assolement triennal ou quadriennal qui a considérablement réduit l'appauvrissement des sols et réduit les risques de famine du Moyen Âge).

Avec la "révolution verte" ( Exclamation ), ce cycle quasiment fermé a été remplacé par un flux ouvert où l'azote est tiré de l'air par les engrais artificiels produits à partir de gaz naturel (gaz méthane CH4-> hydrogène + azote -> ammoniac). La nécessité du recyclage ayant disparu, on a développé le tout à l'égout et l'azote fixée par les végétaux, puis les animaux d'élevage, puis les humains.. Le tout se retrouve rejeté dans les fleuves et la mer, quand il ne pollue pas la nappe phréatique. Ainsi le bilan global est d'épuiser les ressources fossiles pour enrichir les océans et eutrophiser les rivières, et le tout à l'égout est un maillon essentiel de ce circuit.

Il sera effectivement indispensable de revenir à un cycle naturel de l'azote, et pour cela de recycler les déjections humaines dans l'avenir. Les toilettes sèches, soit utilisées localement comme compost , soit collectées par un service comme celui des ordures ménagères et recyclées sous forme d'engrais seront inévitables, même si maintenant l'emploi massif de gaz naturel les fait encore apparaitre comme une curiosité anecdotique.

Un peu de lyrisme :
Un petit poème à afficher pour tous ceux qui par leur actions participeront à l'enrichissement de votre compost et respectent le cycle de la matière.

Vous qui venez ici, dans une humble posture...
De vos flancs alourdis, décharger le fardeau,
Veuillez, quand vous aurez soulagé la nature
Et déposé dans l'urne un utile cadeau,
Déposer en silence une poignée de litière...
Et, sur l'autel fumant, placer pour chapiteau
Ce couvercle arrondi sur les nobles matières...
Sans eau et sans odeur se fera le terreau...

Un peu d'humour :
Qui va à la chasse, perd sa place...

 

Faire son savon et sa lessive

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Le rire est le propre de l'homme,
le savon aussi...
Comme toujours en autarcie, la capacité a fabriquer ses moyens de nettoyage dépend à la fois des ressources naturelles qui se trouvent à portée de main et de notre capacité basée essentiellement sur nos connaissances et surtout notre expérience.
Il existe en effet de nombreuses recettes et techniques qui varient suivant les lieux, les méthodes, les ingrédients...
Comme pour la fabrication de son pain ou de son huile, il ne faut pas être pressé et compter rentabiliser son temps.

Autrefois le savon et la lessive devaient plutôt se fabriquer en hivers lorsque le temps consacré au potager est réduit et que l'on va préférer des activités physiques pour se réchauffer.

Il faut différents composants pour fabriquer du savon :
- de la soude ou de la potasse contenue dans les cendres de bois et dissoute par l'eau. La potasse contenue dans les cendres de bois produit du savon mou (appelé savon noir) qui sert de lessive.
- de l’huile végétale ou de la graisse animale
- de la chaleur
- de l'eau
- de la patience ...
- en bonus et si vous le souhaitez, vous pourrez ajouter quelques parfums naturels empruntés aux plantes (roses, lavandes...)
On peut ajouter aussi un peu de lait, de la cire d'abeille.
Suivant les techniques (à chaud ou à froid) et les objectifs, il faut des proportions différentes.

Les savons fabriqués à partir de soude sont plutôt durs. Les savons fabriqués à partir de potasse sont plutôt mous.

ATTENTION LA FABRICATION DU SAVON COMPORTE DES DANGERS DE Brûlures CHIMIQUES ET THERMIQUES. EN CAS DE PROJECTION SE RINCER ABONDAMMENT AU MOINS 1/2 H A L'EAU COURANTE

Précautions :
- Afin d'éviter des projections de matière corrosive et donc les risques d'accident, ajouter toujours la soude à l'eau et non l'eau à la soude
- Porter des lunettes de protection
- Porter des gants. En cas de projections de soude ou de pâte à savon, neutraliser l'effet corrosif au moyen de vinaigre.
- Utiliser toujours un contenant en verre ou en acier inoxydable, ainsi que des cuillères en bois, tout contenant en plastique est à proscrire (il risquerait de fondre) ainsi que les ustensiles en aluminium (ce dernier réagit avec la soude).
- La soude dégage des fumées qui peuvent être nocives. Si possible, faire son savon à l'extérieur ou dans un espace bien ventilé.
- Protéger le plan de travail au moyen de papier journaux, ainsi que les meubles, murs, parquet, carreaux proche, les projections peuvent les endommager très gravement.
- Prévoir de ne faire son savon qu'à un moment où on est sûrs de ne pas devoir s'interrompre et de pouvoir rester concentré (environ trois heures).
- Préparer la pâte à savon et entreposer les savons en cours de maturation hors de la présence d'enfants ou d'animaux (y compris sauvages).
- Ne pas utiliser d'ustensiles ayant servi à la savonnerie pour cuisiner (risques d'intoxication).
- Après usage, mettre chaque ustensile à tremper dans un bain d'eau largement vinaigrée puis les laver soigneusement.


1-Faire de la lessive à partir de la cendre de bois :
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Le poids des cendres varie pour une même plante avec la nature du terrain. Les différentes parties d’une même plante ne fournissent pas la même quantité. Dans les arbres, l’écorce en donne plus que les feuilles, celles-ci plus que les branches, les branches plus que le tronc.
La quantité de potasse dans les cendres varient effectivement selon l'espèce de bois (ou de plantes d'ailleurs) et aussi le climat, le sol etc.

Exemple pour 1000 parties de bois :

Cendres

Potasse

Sapin

3,40

0,47

Hêtre

5,80

1,27

Frêne

12,20

0,74

Chêne

13,50

1,50

Orme

25,50

3,90

Saule

28,00

2,85

Vigne

34,00

5,50

Fougère

36,40

4,25


- Première technique :
Traditionnellement, la base est de la lessive obtenue à partir de cendre de bois dur . Pour cela, prendre un tonneau, percer des trous dans le fond, mettre dans l'ordre, 10cm de gravier, 10cm de paille et remplir le reste de cendre de bois dur, puis verser de l'eau de pluie dessus. Mettre dessous un récipient pour récupérer la lessive. La densité de celle ci est la même qu' une solution saline saturée. On va donc mélanger du sel dans de l'eau, jusqu'à ce qu'il ne se dissolve plus, c'est la solution saturée. A un bâton, on fixe un petit poids pour qu'il reste horizontal quand il est plongé dans la solution. Quand le bâton est fixe, tracer un trait là où il affleure à la surface de la solution.

Votre densimétre à lessive est prêt, vous pouvez le tremper dans la lessive. Le trait est au même niveau que le liquide, la lessive est bonne. Le trait est plus haut, ajouter de l'eau en remuant pour avoir la bonne densité. Le trait est sous l'eau, la lessive est pas assez forte, la repasser dans le tonneau en ajoutant éventuellement de la cendre neuve.. .


- Deuxième méthode :
Pour faire sa lessive avec des cendres de bois :
Mélanger deux verres de cendre de bois dans un litre d'eau.
Laisser reposer pendant 24 h au minimum dans l'eau en remuant de temps en temps.
Filtrer le résultat en le plaçant dans un entonnoir constitué de plusieurs torchons avec un filtre à café (si vous en avez)
Il ne doit rester que 1 ou 2 particules de cendres qui auront réussit à traverser le filtre.
Utiliser deux verres du liquide abtenu (on dirait de l'eau) pour le mettre directement dans le compartiment du linge ou dans le compartiment de la lessive.


- Troisième méthode :
De la lessive à partir du lierre :
Le lierre grimpant contient de la saponine, élément naturel qui nettoie et mousse comme le savon.
Recette :
- Faire bouillir des feuilles de lierre pendant 10 minutes.
- Égoutter les feuilles, puis les broyer et les filtrer.
- Récupérer le jus qui pourra être utilisé pour laver le linge.

- Quatrième méthode :
De la lessive à partir des plantes :
Extrait du "Guide de l’anti-consommateur" (Martine Grapas/Dorothée Koechlin-Schwartz – le livre de poche 1975)
Lessive à la saponaire : La saponaire (saponaria officinalis), appelée aussi herbe à foulon ou herbe à savon, est une plante très commune en France et dans toute l’Europe. Elle pousse sur les talus, au bord de l’eau, dans les bois, etc. Ses fleurs sont rose pâle, à 5 pétales ; regardez un guide de botanique pour voir à quoi elles ressemblent. Repérez les plants à la floraison, en mai-juin, puis, en automne, arrachez-les. Seule la racine est intéressante : vous la lavez soigneusement pour enlever la terre, vous la coupez en morceaux, vous la séchez une heure à four doux, ou plusieurs jours sur un radiateur.
Préparation :
Coupez les racines de saponaire en petits morceaux, jetez-les dans l’eau (non calcaire) lorsqu’elle bout, mettez le linge dans cette eau et faites bouillir comme s’il s’agissait d’une lessive du commerce.
Vous pouvez aussi faire une décoction (100g de saponaire pour 100 litres d’eau) ; faire bouillir cinq minutes, retirez les racines. Mettez ce jus en bouteilles : cela fera une lessive très douce pour la laine et les tissus de couleurs fragiles (mais légèrement jaunissante pour les tissus blancs).

 


2- A partir de la lessive obtenue comment faire son savon ?
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- Première méthode :
On peut utiliser toutes sortes de graisses animales ou d'huiles végétales.
Les proportions sont 1 Kg de lessive pour 2 de graisse.
Mélanger lessive de cendre ou de soude avec la graisse, cuire à petit bouillon 3h en remuant. Le savon est prêt quand il se dissous rapidement dans l'eau bouillante. Avant qu'il ne refroidisse, jeter 500g de sel dans la marmite pour durcir le savon. Puis jeter l'eau salée et verser le savon dans un moule en bois doublé de toile humide. On peut le démouler au bout de 24h et le découper. Pour l'utiliser attendre 15 j minimum, le savon étant, comme le bon vin, meilleurs vieilli.
Il est possible d'ajouter du parfum ou du colorant, toujours sans alcool, sous forme de plante, par exemple. Le faire tant que le savon est chaud.


- Deuxième méthode :
Comment faire du savon de Marseille traditionnel au chaudron ?
Le savon de Marseille est composé de soude et d'huile d'olive.
1ère phase : l'empatage
On porte à ébullition le mélange de soude et d'huile dans un chaudron.
2ème phase : le relargage
On débarrasse la pâte de l'excès d'eau, des impuretés de matières grasses et de la glycérine en arrêtant l'ébullition (séparation en deux phases avec le savon qui surnage).
3ème phase : La cuisson
Le savon contenant encore des matières grasses qui n'ont pas réagi, on chauffe à nouveau en rajoutant de la soude plusieurs fois et en laissant décanter à chaque fois pour séparer le savon des " lessives ". Le savon est maintenant terminé.
4ème phase : la liquidation
Elle consiste à faire bouillir à gros bouillons une dernière fois en arrosant à l'eau pure pour précipiter au fond du chaudron les dernières matières étrangères et colorantes qui vont former le "gras".
L'ensemble de ces opérations dure 10 jours. Dans d'autres procédés le relargage est réalisée en versant le mélange dans de l'eau salée ce qui précipite le savon (il y est peu soluble). Il est également possible de mettre dans le chaudron de petites billes de verre (ou tout autre matière que la soude ne peut dissoudre) afin de réguler l'ébullition et favoriser le brassage.


- Troisième méthode :
Il faut tout d'abord que la température du mélange eau/soude redescende entre 38 et 42°C et que l'huile soit à la même température (à 2°C près).
Versez de l'huile dans un contenant de verre ou d'acier inoxydable et ajoutez-y lentement la soude diluée tout en brassant.
La durée de la phase de brassage est variable : en temps normal, elle est de 10 à 75 minutes, mais elle peut atteindre 6 heures. Le brassage dure jusqu'à ce que survienne le traçage. Il est un peu difficile les premières fois de savoir à quel moment il survient.
Le traçage est le moment où, lorsqu'on sort la cuillère, les gouttes qui tombent laissent une marque à la surface du liquide. Trouver l'instant exacte du traçage est assez difficile lors des premiers essais. Quand cette partie est maîtrisée, le plus dur est fait.
Si on désir incorporer des additifs, c'est le moment. Ceci devrait faire s'éclaircir le mélange pour quelques minutes, mais peut aussi accélérer le durcissement de la pate à savon.
C'est le moment de verser dans des moules préalablement graissés à la vaseline. Recouvrir d'un film plastique et emballer dans une couverture pour conserver la chaleur dégagée par la saponification. Laisser reposer pendant 24 à 48 heures.
Au bout de ce laps de temps, démouler le savon en portant des gants (il est encore corrosif), le découper si nécessaire et le mettre à mûrir dans un endroit sec et bien aéré pendant au moins 4 semaines.


- Quatrième méthode :
A partir du savonnier ou bois de Panama, Koelreuteria paniculata. Il ne faut donc pas être pressé car il faut d'abord faire pousser l'arbre !  Cet arbre est nommé "savonnier" car on extrait du savon de sa pulpe.
Il supporte la pollution et préfère les situations ensoleillées pour bien fleurir. Il tolère la sécheresse.
Feuilles caduques : imparipennées (parfois bipennées), longues de 20 à 40 cm, aux folioles (9 à 15) très découpées et caractéristiques.
Fleurs jaunes, petites, regroupées en immenses pannicules de 35 cm, en juillet.
Fruits en capsules vésiculaires renflées, brunes, qui restent sur l'arbre en hiver.
Utilisations : l'écorce et le fruit contiennent de la saponine qui est utilisé pour faire du savon naturel en Asie. Avec les graines rondes et noires, on fait des chapelets !


Pour plus d'infos sur le savon : http://fr.wikipedia.org/wiki/Savon
Comment faire du savon : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fabriquer_du_savon

 

 

 

Le bouturage

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A retenir, pour réussir son bouturage :
- Évitez tout prélèvement pendant la floraison
- Utilisez des outils coupants propres ( nettoyés ) et tranchant net.
- Prélevez un rameau sain de 10-15 cm, si possible avec ramification.
- Coupez sous un oeil.
- Laissez 2-3 feuilles que vous coupez en deux si elles sont grandes
- Mettez immédiatement pendant 24h dans le noir et les pieds dans une eau hormonée bio (voir ci-dessous comment fabriquer son hormone bio).
- Plantez ensuite vos boutures dans un mélange à semis léger et humide (très peu d'arrosage) (mélange de tourbe et de sable 50/50)
- Vous pouvez aussi y ajouter du polystyrène émietté ou des petits éclats de béton cellulaire cela favorisera et gardera la chaleur.

Dans le fond de vos pots de bouture (fonds de bouteilles percées) ajoutez-y quelques morceaux de charbons de bois, cela évite la moisissure.
Objectif : Humidité proche de 100% + Chaleur supérieure à 15°C
- Entreposez les pots au jardin, dans un endroit chaud à l’abri du soleil.
- Recouvrez le pot d’un sac plastique dans lequel vous aurez fait quelques trous.
- Vaporiser régulièrement le feuillage.
- Planter les boutures enracinées dans une terre légère et acide au printemps (avant que les bourgeons n’éclosent).
Comment fabriquer sa propre hormone de bouturage bio ?
Le saule a la propriété de libérer de l'acide indolbutyrique - un produit naturel qui remplace les hormones d'enracinement.
Le saule contient également de l'acide salicylique, substance qui a donné l'aspirine.
Cueillez quelques branches de saule (toutes les espèces de saule produisent cette "hormone de bouturage bio"), et cassez les en morceaux de 5 à 10 cm (assez pour remplir une bonne casserole). Mettez le tout dans une casserole, remplissez d’eau jusqu’à ce que toutes les branches, soient immergées, couvrez et faites chauffer à feu très très doux pendant 2 heures sans jamais faire bouillir l’eau. Après ça laisser refroidir votre mixture avec le couvercle pendant 12 heures. Après que le mélange se soit refroidi pendant 12 heures, l'eau devrait être d’un brun foncé. Récupérez le liquide, et jeter les branches. Verser le mélange dans le réceptacle, et laissez tremper vos boutures dedans 12 à 24 heures (ce qui permettra aux boutures d'absorber entièrement l’hormone de bouturage). Et enfin, planter dans le substrat de votre choix !
Vous pourrez par la suite utiliser cette hormone de bouturage autant de fois que vous voudrez, une fois vos boutures réalisées jeter le contenu du récipient.
Et le super bonus, c'est que l'hormone inutilisée que vous venez de fabriquer peut être stockée pendant des années dans une boîte au congélateur. Prête à servir ;)
A défaut de saule, les jeunes pousses de ronce (les bouts blanchâtre duveteux) sont bourrées d'hormones de croissance... A hacher ou broyer.
L'aspirine contient de l'acide acétylsalicylique : agit comme une hormone pour la bonne assimilation des éléments nutritifs. Acide qui stimule les défenses, redonne de la force aux végétaux et les protège contre les bactéries et les champignons : 1 comprimé/1l d'eau, arrosez ou brumisez (n'utiliser que de l'aspirine pas d'autres molécules comme le paracétamol).
NB : à défaut, la salive qui a aussi des vertus cicatrisantes, peut également servir d'hormone de bouturage.
Un grain de blé dans la tige de la bouture maintenu par un brin de raphia.
Les grains de blé fabriquent des hormones de croissance qui se diffusent dans l'eau. Pour cela faire germer quelques grains (dans un linge humide, un germoir, du coton) … jusqu’à ce qu’apparaissent le tout début des germes (points blancs). Faire ensuite une fente à la base de la bouture, dans laquelle glisser un grain. En continuant de germer il libérera ses hormones. Si la bouture est trop petite pour pratiquer une incision, « coller » ou fixer le grain de blé contre elle dans le pot, elle profitera tout de même de ses bienfaits.
R : repiquage.
B : Bouturage.
Janvier : Armoise (B)
Février : Bambou (B) Sauges (B) Vigne (R)
Mars : Anthémis (R) Bambou (B) Figuier de barbarie (B) Groseillier (B sur place en grappe de trois) kiwi (R) Lavande (R) Mûrier (R) Vigne (R)
Avril : Bambou (R) Châtaignier (R) Figuier de barbarie (B) Figuier (R) Framboisier (R) Menthe (B) Romarin (R) Rosier (R)
Mai : Figuier (B) Lavande (B) Lilas (B) Lin (B) Verveine (R) Menthe (B)
Juin : Armoise (B) Lilas (B) Lin (B) Menthe (B) Sauge (B)
Juillet : Kiwi (B) Lavande (B) Figuier de barbarie (R) Lilas (B) Lin (B) Mûrier (B) Romarin (B) Rosier (B) Sauge (B)
Août : Kiwi (B) Lavande (B) Lilas (B) Lin (B) Menthe (B) Mûrier (B) Romarin (B) Rosier (B) Sauge (B) Verveine (B)
Septembre : Anthémis(B) Rosier (B) Sauge (B) Rosier (B) Verveine (B)
Octobre : Framboisier (B) Groseillier (B) Lin (R) Noisetier (B) Rosier (B) Vigne (B)
Novembre : Châtaignier (B) Figuier (B) Framboisier (B) Groseillier (B) Noisetier (B) Noisetier (R) Vigne (B)
Décembre : Rosier (B)

Le titanic apicole

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L'Apiculture est avant tout la culture de la biodiversité. Elle est pratiquée depuis des milliers d'années sous différentes formes et techniques...
...Malheureusement les abeilles disparaissent aujourd'hui par millions. Les apiculteurs français estiment perdre entre 300.000 et 400.000 ruches chaque année !.. Et pourtant les abeilles sont insdispensables à la survie de l'humanité... Einstein aurait dit que sans les abeilles, l'homme n'aurait plus que quelques années à vivre... 
Avec le film "Le Titanic Apicole", la prise de conscience est immédiate...










Moralité, que ce soit dans un objectif personnel ou collectif, prendre part à la protection et au développement des abeilles est un objectif prioritaire et fondamental...
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