"Dans la vie, il faut choisir entre penser et dépenser."
Sylva


 
Le compost Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Compost
Un agent d'amendement !
Enrichir la terre, créer son compost :

Le compost est un élément essentiel et indispensable d'un jardin autonome. C'est le principal fertilisant utilisé à travers un processus de recyclage. Avant l'utilisation des engrais, le fumier végétal était le seul fertilisant. Si le tube digestif d'un animal permet de créer un compost en moins de 24 heures, il faut être patient et prévoir un délai de plusieurs mois pour utiliser votre engrais naturel.

Les travaux d'amélioration du sol doivent être réalisés de préférence en automne lorsque la terre est encore chaude pour assurer l'activité des bactéries et des champignons microscopiques et au moment où le processus de décomposition ne consommera pas l'azote exigé par la croissance des cultures.

En fonction de la place dont vous disposez et surtout de vos besoins, vous pouvez fabriquer votre compost dans un bac adapté ou directement sur le sol. Choississez de préférence un endroit à proximité d'un point d'eau, dissimulé derriere une haie dans un emplacement à l'ombre sous les vents dominents et à l'écart des lieux de vies et de vos voisins. Même si un compost bien fait ne dégage pas d'odeur, il est préférable d'être prudent.
L'idéal est de disposer de plusieurs lieux de compostages qui pourront avoir des dates d'utilisation différentes en fonction des besoins.
La préparation en bac présente plusieurs avantages : moins d'emprise au sol, une meilleure protection contre le refroidissement et la sécheresse, la possibilité de mélanger plus facilement et une ouverture basse qui permet d'utiliser le compost mûr au fur et à mesure de son utilisation. Son inconvénient : le volume est très vite limité.
Vous pouvez également préparer un lit de compostage dans le lieux de stockage de vos plantes hivernées à l'abri. Un compostage dégageant un peu de chaleur aux pieds de vos pot permettra aux plantes fragiles d'être protégées.

ImageComment réaliser soi-même un bac de compostage ?
Le principe repose sur une grande caisse aérée avec une ouverture possible en partie basse pour le déchargement et l'utilisation du compost le plus ancien.
Vous pouvez également utiliser des palettes placées et fixées en carré. Quelques cables électriques de récupération suffisent à maintenir la cohérence de l'ensemble. La palette fixée en façade devant rester amovible afin d'avoir accès à votre compost. En réalisant trois box jouxtaposés, vous pourrez transferer votre compost du premier box vers le deuxième au bout de quelques mois afin d'en assurer la ventilation et le mélange.
Vous pouvez également utiliser un grillage rigide en le positionnant en cylindre.
Pour en favoriser la ventilation, vous pouvez placer un tuyau fendu au dessus (type tuyaux pvc d'épandage) ; par ailleurs, le tuyau permettra de récupérer les excédents d'eau qui pourront servir d'engrais liquide.
Le tas ne devrait pas être supérieur à 1m20. Une hauteur inférieure modifie la température, un niveau supérieur tend à écraser la base en neutrlisant l'action biologique.
NB : la théorie des templiers* repose sur un tas de compost triangulaire : 1m20 de haut sur 2 m environ à la base, le tout sur une longueur variable. C'est sur ce format que la fermentation serait la plus efficace.
*Les templiers pouvaient tenir un siège durant plusieurs mois grâce au compost qui leur assurait leur pitance...

Que mettre dans le compost ?
A l'image d'un mille feuille composé de tout un peu ! Quelques centimètres de de déchets végétaux : déchets de cuisine (épluchures...), paille, mauvaises herbes (avant qu'elle ne portent graines)(Laissez sécher quelques jours les éléments verts avant de les incorporer), feuilles mortes (en quantité mesurées), cendre de bois, sciure, terre (un peu), un peu de compost de l'ancienne préparation, du purin d'ortie pour activer le processus...  chaque couche devant être orrosée après avoir été formée.

autres ingrédients possibles pour diminuer le volume du contenu de votre poubelle :
- essuie-tout
- certains tissus en fibres naturelles
- les fonds de pots de fleurs ou de jardinières
- les marcs de raisins
- les sachets de thé
- les litières animales (sans les déjections)
- les coquilles d'oeufs
- la couenne de jambon, les croutes de fromage, ...
- les coques des noisettes, cacahuètes, noix, ...
- les orties entières avant la floraison
- les aiguilles de conifères fournissent un humus acide
- les algues marines doivent être au préalable dessaler à la pluie
- les cheveux, poils, ongles, plumes, ...
- les feuilles saines
- les fleurs fanées
- certains cartons non imprimés comme les boites à oeufs, les cartons ondulés ou les cartons des rouleaux pour les toilettes
- le marc de café et les filtres papier (mieux vaut toutefois conserver les restes de café pour une utilisation plus utile encore : mettez vos restes de café dans les canalisations (lavabo, évier, wc) ça désinfecte. répandu sur la terre, le café chasse les petits insectes)

(...)
A ne pas composter :
- les plantes malades,
- la viande,
- le poisson,
- les produits laitiers,
- excréments d'animaux domestiques (chien, chat),
- les "mauvaises herbes" montées à graines.

Lors de la formation de votre compost, placez des couches de 5 à 10 cm de matières sèches (feuilles mortes, sciures de bois, paille, brindilles...) et de matières humides (débris végétaux verts, fumier...) en alternance.
Le tas doit être humide comme une éponge que l'on vient de presser. Au moment de sa mise en oeuvre il faut arroser les couches les unes après les autres. Une fois le tas constitué, il faut arroser le compost tous les 3 ou 4 jours et le protéger des pluies abondantes avec une vieille moquette ou un film plastique.

Tests d'humidité :
> Le test de la poignée
Vérification de l'humidité sur un compost en formation.
Prenez une poignée de compost dans la main et pressez-la.

Si quelques gouttes perlent entre les doigts et que le matériau ne se disperse pas quand vous ouvrez la main, le compost à une bonne humidité.
Si un fin filet d'eau s'en échappe, il est trop mouillé.
Si rien ne coule et que le paquet se défait, il est trop sec.

> Le test de la tige métallique
Vérification de l'humidité sur un compost jeune. Après 2 ou 3 jours, enfoncer une tige ou un tuyau en métal dans le compost (jusqu'au cœur si possible). Après 10-15 minutes retirez l'objet:

S'il est chaud et humide, le compostage se passe bien et a une bonne humidité.
S'il est froid et humide, il est probablement trop mouillé.
S'il est chaud et sec, il n'y a probablement pas assez d'eau.

Pour accélérer le processus, vous pouvez ajouter un activateur : du fumier, des orties, de la terre noire et/ou du compost mûr issu de votre précédent travail.

Lorsque le processus de fermentation s'active, la température peut monter rapidement et atteindre plusieurs dizaines de degrés... Le mélange doit rester humide, il faut donc l'arroser légèrement régulièrement sans détremper en évitant de l'eau trop froide qui pourrait faire retomber la température trop vite et assécher votre préparation.
Remuer de temps à autre avec un outil de type harpon (qui rentre facilement et qui ressort plus difficilement)

Comptez 4 mois de temps de processus en été et 6 mois en hiver.
Tout comme vous notez vos dates de plantation, notez également le début de votre compostage; avec l'habitude vous saurez quand votre compost est prêt à être utilisé. Une indication sur le bon moment : la couleur noire et une bonne odeur de forêt.
L'idéal étant de faire votre compost en septembre-octobre-novembre (suivant les régions) au moment de la tombée des feuilles des arbres et de l'arrivée des pluies et du froid.
Avant d'épandre votre compost dans votre jardin, il est préférable de le tamiser. Retirez alors les éventuels gros vers blancs (larves de hannetons) et les gros vers gris (larves de noctuelles). Toutefois ne les éliminez pas, replacez les dans votre nouveau compost en formation.
Replacez également dans votre nouveau compost les éléments qui n'auront pas été complétement résorbés (les plus gros morceaux restés solides), ils serviront d'activateur pour la préparation de votre futur compost et/ou seront ensuite broyés dans le processus suivant.

Le guide présenté ci-dessous était distribué avec chaque composteur vendu par "Quimper Communauté" dans le cadre de l'opération «Avec Quimper Communauté, je me mets au compostage».
Près de 2000 foyers ont répondu à l'appel.
Grâce à la participation financière de Quimper Communauté et de l'ADEME, deux modèles de composteurs (300 litres à 15€ et 600 litres à 25€) ont été proposés aux habitants de l'agglomération pour environ la moitié de leur prix réel.

 Image Docs collectés par Mad Max
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Un plus si vous en avez les moyens et tant que vous disposerez d'une énergie à bon marché : le broyeur de jardin : il est un peu bruyant mais il permet de mettre au bon format en hachant les déchets végétaux de taille.

Si vous avez beaucoup de volume à composter, pourquoi ne pas imaginer de réaliser une centrale de compostage pour vous assurer une source chaude durant quelques semaines en hiver.
Dans un grand tas de compost, la température peut atteindre de 50 à 60°C et parfois plus (70 à 80°C dans des tas de plusieurs dizaines de m3). Lorsqu'on atteint de telles valeurs, la digestion est la plus rapide. Dans la zone chaude les germes de maladies et les graines adventices éventuellement présents dans les déchets de jardin sont neutralisés.
Si vous souhaitez aller plus loin et plus vite, achetez un broyeur de végétaux. Les conséquences et les dérivés sont multiples :
- L'homme qui tirait son énergie des broussailles
- Le compost de broussailles
- Un résumé sous forme de BD

Une option interessante à développer : le lombricompostage.
Les principaux intérêts :
- Une réalisation de compost rapide.
- Production d'engrais liquides.
- Possibilité de faire un compostage à l'intérieur sans contraintes et sans odeurs. (cela évite de sortir trop souvent dehors pour aller déposer 100 grammes de déchets de cuisines !)
- C'est une petite source de chaleur interne.
- L'exédent de vers pourra être utilement placé dans le jardin.
On peut faire soi-même son lombricomposteur avec quelques bidons de récupération PVC.
Pour en savoir plus : http://www.verslaterre.fr/particuliers/

Testez vos connaissances en compostage ici
... Pour plus d'information : le wiki !

>>> Tout ce qu'il faut savoir sur l'eau en autarcie.

 
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