"Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde" (Gandhi)

Faire son savon et sa lessive

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Le rire est le propre de l'homme,
le savon aussi...
Comme toujours en autarcie, la capacité a fabriquer ses moyens de nettoyage dépend à la fois des ressources naturelles qui se trouvent à portée de main et de notre capacité basée essentiellement sur nos connaissances et surtout notre expérience.
Il existe en effet de nombreuses recettes et techniques qui varient suivant les lieux, les méthodes, les ingrédients...
Comme pour la fabrication de son pain ou de son huile, il ne faut pas être pressé et compter rentabiliser son temps.

Autrefois le savon et la lessive devaient plutôt se fabriquer en hivers lorsque le temps consacré au potager est réduit et que l'on va préférer des activités physiques pour se réchauffer.

Il faut différents composants pour fabriquer du savon :
- de la soude ou de la potasse contenue dans les cendres de bois et dissoute par l'eau. La potasse contenue dans les cendres de bois produit du savon mou (appelé savon noir) qui sert de lessive.
- de l’huile végétale ou de la graisse animale
- de la chaleur
- de l'eau
- de la patience ...
- en bonus et si vous le souhaitez, vous pourrez ajouter quelques parfums naturels empruntés aux plantes (roses, lavandes...)
On peut ajouter aussi un peu de lait, de la cire d'abeille.
Suivant les techniques (à chaud ou à froid) et les objectifs, il faut des proportions différentes.

Les savons fabriqués à partir de soude sont plutôt durs. Les savons fabriqués à partir de potasse sont plutôt mous.

ATTENTION LA FABRICATION DU SAVON COMPORTE DES DANGERS DE Brûlures CHIMIQUES ET THERMIQUES. EN CAS DE PROJECTION SE RINCER ABONDAMMENT AU MOINS 1/2 H A L'EAU COURANTE

Précautions :
- Afin d'éviter des projections de matière corrosive et donc les risques d'accident, ajouter toujours la soude à l'eau et non l'eau à la soude
- Porter des lunettes de protection
- Porter des gants. En cas de projections de soude ou de pâte à savon, neutraliser l'effet corrosif au moyen de vinaigre.
- Utiliser toujours un contenant en verre ou en acier inoxydable, ainsi que des cuillères en bois, tout contenant en plastique est à proscrire (il risquerait de fondre) ainsi que les ustensiles en aluminium (ce dernier réagit avec la soude).
- La soude dégage des fumées qui peuvent être nocives. Si possible, faire son savon à l'extérieur ou dans un espace bien ventilé.
- Protéger le plan de travail au moyen de papier journaux, ainsi que les meubles, murs, parquet, carreaux proche, les projections peuvent les endommager très gravement.
- Prévoir de ne faire son savon qu'à un moment où on est sûrs de ne pas devoir s'interrompre et de pouvoir rester concentré (environ trois heures).
- Préparer la pâte à savon et entreposer les savons en cours de maturation hors de la présence d'enfants ou d'animaux (y compris sauvages).
- Ne pas utiliser d'ustensiles ayant servi à la savonnerie pour cuisiner (risques d'intoxication).
- Après usage, mettre chaque ustensile à tremper dans un bain d'eau largement vinaigrée puis les laver soigneusement.


1-Faire de la lessive à partir de la cendre de bois :
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Le poids des cendres varie pour une même plante avec la nature du terrain. Les différentes parties d’une même plante ne fournissent pas la même quantité. Dans les arbres, l’écorce en donne plus que les feuilles, celles-ci plus que les branches, les branches plus que le tronc.
La quantité de potasse dans les cendres varient effectivement selon l'espèce de bois (ou de plantes d'ailleurs) et aussi le climat, le sol etc.

Exemple pour 1000 parties de bois :

Cendres

Potasse

Sapin

3,40

0,47

Hêtre

5,80

1,27

Frêne

12,20

0,74

Chêne

13,50

1,50

Orme

25,50

3,90

Saule

28,00

2,85

Vigne

34,00

5,50

Fougère

36,40

4,25


- Première technique :
Traditionnellement, la base est de la lessive obtenue à partir de cendre de bois dur . Pour cela, prendre un tonneau, percer des trous dans le fond, mettre dans l'ordre, 10cm de gravier, 10cm de paille et remplir le reste de cendre de bois dur, puis verser de l'eau de pluie dessus. Mettre dessous un récipient pour récupérer la lessive. La densité de celle ci est la même qu' une solution saline saturée. On va donc mélanger du sel dans de l'eau, jusqu'à ce qu'il ne se dissolve plus, c'est la solution saturée. A un bâton, on fixe un petit poids pour qu'il reste horizontal quand il est plongé dans la solution. Quand le bâton est fixe, tracer un trait là où il affleure à la surface de la solution.

Votre densimétre à lessive est prêt, vous pouvez le tremper dans la lessive. Le trait est au même niveau que le liquide, la lessive est bonne. Le trait est plus haut, ajouter de l'eau en remuant pour avoir la bonne densité. Le trait est sous l'eau, la lessive est pas assez forte, la repasser dans le tonneau en ajoutant éventuellement de la cendre neuve.. .


- Deuxième méthode :
Pour faire sa lessive avec des cendres de bois :
Mélanger deux verres de cendre de bois dans un litre d'eau.
Laisser reposer pendant 24 h au minimum dans l'eau en remuant de temps en temps.
Filtrer le résultat en le plaçant dans un entonnoir constitué de plusieurs torchons avec un filtre à café (si vous en avez)
Il ne doit rester que 1 ou 2 particules de cendres qui auront réussit à traverser le filtre.
Utiliser deux verres du liquide abtenu (on dirait de l'eau) pour le mettre directement dans le compartiment du linge ou dans le compartiment de la lessive.


- Troisième méthode :
De la lessive à partir du lierre :
Le lierre grimpant contient de la saponine, élément naturel qui nettoie et mousse comme le savon.
Recette :
- Faire bouillir des feuilles de lierre pendant 10 minutes.
- Égoutter les feuilles, puis les broyer et les filtrer.
- Récupérer le jus qui pourra être utilisé pour laver le linge.

- Quatrième méthode :
De la lessive à partir des plantes :
Extrait du "Guide de l’anti-consommateur" (Martine Grapas/Dorothée Koechlin-Schwartz – le livre de poche 1975)
Lessive à la saponaire : La saponaire (saponaria officinalis), appelée aussi herbe à foulon ou herbe à savon, est une plante très commune en France et dans toute l’Europe. Elle pousse sur les talus, au bord de l’eau, dans les bois, etc. Ses fleurs sont rose pâle, à 5 pétales ; regardez un guide de botanique pour voir à quoi elles ressemblent. Repérez les plants à la floraison, en mai-juin, puis, en automne, arrachez-les. Seule la racine est intéressante : vous la lavez soigneusement pour enlever la terre, vous la coupez en morceaux, vous la séchez une heure à four doux, ou plusieurs jours sur un radiateur.
Préparation :
Coupez les racines de saponaire en petits morceaux, jetez-les dans l’eau (non calcaire) lorsqu’elle bout, mettez le linge dans cette eau et faites bouillir comme s’il s’agissait d’une lessive du commerce.
Vous pouvez aussi faire une décoction (100g de saponaire pour 100 litres d’eau) ; faire bouillir cinq minutes, retirez les racines. Mettez ce jus en bouteilles : cela fera une lessive très douce pour la laine et les tissus de couleurs fragiles (mais légèrement jaunissante pour les tissus blancs).

 


2- A partir de la lessive obtenue comment faire son savon ?
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- Première méthode :
On peut utiliser toutes sortes de graisses animales ou d'huiles végétales.
Les proportions sont 1 Kg de lessive pour 2 de graisse.
Mélanger lessive de cendre ou de soude avec la graisse, cuire à petit bouillon 3h en remuant. Le savon est prêt quand il se dissous rapidement dans l'eau bouillante. Avant qu'il ne refroidisse, jeter 500g de sel dans la marmite pour durcir le savon. Puis jeter l'eau salée et verser le savon dans un moule en bois doublé de toile humide. On peut le démouler au bout de 24h et le découper. Pour l'utiliser attendre 15 j minimum, le savon étant, comme le bon vin, meilleurs vieilli.
Il est possible d'ajouter du parfum ou du colorant, toujours sans alcool, sous forme de plante, par exemple. Le faire tant que le savon est chaud.


- Deuxième méthode :
Comment faire du savon de Marseille traditionnel au chaudron ?
Le savon de Marseille est composé de soude et d'huile d'olive.
1ère phase : l'empatage
On porte à ébullition le mélange de soude et d'huile dans un chaudron.
2ème phase : le relargage
On débarrasse la pâte de l'excès d'eau, des impuretés de matières grasses et de la glycérine en arrêtant l'ébullition (séparation en deux phases avec le savon qui surnage).
3ème phase : La cuisson
Le savon contenant encore des matières grasses qui n'ont pas réagi, on chauffe à nouveau en rajoutant de la soude plusieurs fois et en laissant décanter à chaque fois pour séparer le savon des " lessives ". Le savon est maintenant terminé.
4ème phase : la liquidation
Elle consiste à faire bouillir à gros bouillons une dernière fois en arrosant à l'eau pure pour précipiter au fond du chaudron les dernières matières étrangères et colorantes qui vont former le "gras".
L'ensemble de ces opérations dure 10 jours. Dans d'autres procédés le relargage est réalisée en versant le mélange dans de l'eau salée ce qui précipite le savon (il y est peu soluble). Il est également possible de mettre dans le chaudron de petites billes de verre (ou tout autre matière que la soude ne peut dissoudre) afin de réguler l'ébullition et favoriser le brassage.


- Troisième méthode :
Il faut tout d'abord que la température du mélange eau/soude redescende entre 38 et 42°C et que l'huile soit à la même température (à 2°C près).
Versez de l'huile dans un contenant de verre ou d'acier inoxydable et ajoutez-y lentement la soude diluée tout en brassant.
La durée de la phase de brassage est variable : en temps normal, elle est de 10 à 75 minutes, mais elle peut atteindre 6 heures. Le brassage dure jusqu'à ce que survienne le traçage. Il est un peu difficile les premières fois de savoir à quel moment il survient.
Le traçage est le moment où, lorsqu'on sort la cuillère, les gouttes qui tombent laissent une marque à la surface du liquide. Trouver l'instant exacte du traçage est assez difficile lors des premiers essais. Quand cette partie est maîtrisée, le plus dur est fait.
Si on désir incorporer des additifs, c'est le moment. Ceci devrait faire s'éclaircir le mélange pour quelques minutes, mais peut aussi accélérer le durcissement de la pate à savon.
C'est le moment de verser dans des moules préalablement graissés à la vaseline. Recouvrir d'un film plastique et emballer dans une couverture pour conserver la chaleur dégagée par la saponification. Laisser reposer pendant 24 à 48 heures.
Au bout de ce laps de temps, démouler le savon en portant des gants (il est encore corrosif), le découper si nécessaire et le mettre à mûrir dans un endroit sec et bien aéré pendant au moins 4 semaines.


- Quatrième méthode :
A partir du savonnier ou bois de Panama, Koelreuteria paniculata. Il ne faut donc pas être pressé car il faut d'abord faire pousser l'arbre !  Cet arbre est nommé "savonnier" car on extrait du savon de sa pulpe.
Il supporte la pollution et préfère les situations ensoleillées pour bien fleurir. Il tolère la sécheresse.
Feuilles caduques : imparipennées (parfois bipennées), longues de 20 à 40 cm, aux folioles (9 à 15) très découpées et caractéristiques.
Fleurs jaunes, petites, regroupées en immenses pannicules de 35 cm, en juillet.
Fruits en capsules vésiculaires renflées, brunes, qui restent sur l'arbre en hiver.
Utilisations : l'écorce et le fruit contiennent de la saponine qui est utilisé pour faire du savon naturel en Asie. Avec les graines rondes et noires, on fait des chapelets !


Pour plus d'infos sur le savon : http://fr.wikipedia.org/wiki/Savon
Comment faire du savon : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fabriquer_du_savon

 

 

 

Le titanic apicole

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L'Apiculture est avant tout la culture de la biodiversité. Elle est pratiquée depuis des milliers d'années sous différentes formes et techniques...
...Malheureusement les abeilles disparaissent aujourd'hui par millions. Les apiculteurs français estiment perdre entre 300.000 et 400.000 ruches chaque année !.. Et pourtant les abeilles sont insdispensables à la survie de l'humanité... Einstein aurait dit que sans les abeilles, l'homme n'aurait plus que quelques années à vivre... 
Avec le film "Le Titanic Apicole", la prise de conscience est immédiate...










Moralité, que ce soit dans un objectif personnel ou collectif, prendre part à la protection et au développement des abeilles est un objectif prioritaire et fondamental...
>>> Comment créer son rucher ? <<<

L'énergie tirée du compost.

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L'énergie cachée dans les brousaillesEn montant à une température de près de 60°, un compost réalisé dans les règles de l’art est à même de fournir, pendant plusieurs mois, un complément gratuit de source de chaleur en hiver. En situation d'isolement énergétique, si nous devions assurer par nous même notre bien être en période de froid, le recours au bois de chauffage pourrait être une solution, toutefois dans l'hypothèse de la proximité d'un massif boisé, l'énergie du compost produit par la broussaille et autres débris végétaux pourrait être une source d'énergie exploitable au même titre que le bois lui-même. 

Matériels nécessaires pour créer une centrale de compostage :
- Quelques m3 de broussailles, petits bois et autres végétaux…
- Un broyeur de végétaux électrique. C’est une option qui peut-être très efficace tant que nous pourrons en profiter ; en autarcie, l’utilisation de cet équipement suppose de disposer d'une source électrique (éolienne ou photovoltaïque). Il est donc important de choisir un matériel de petite puissance adapté à la capacité de production de votre génératrice.
- Un tube PVC semi-ridige d'alimentation en eau (pour l'extérieur) si vous souhaitez utiliser votre compost pour produire de l’eau chaude ou de diamètre plus important
si vous souhaitez exploiter votre compost pour assurer une production d’air chaud pour le chauffage. Il faut un bon diamètre car il faudra chaque année grater le résidu de compost qui aura formé une croute sur le tuyau.

A l'aide d'un broyeur de végétaux, l'utilisation du BRF (bois raméal fragmenté) peut être une solution aux conséquences multiples :
1°) Nettoyage des sous bois pour limiter les risques de feu
2°) Réalisation d'un compost qui sera utilisé au printemps pour le potager
3°) Production d'eau chaude sanitaire
4°) Production d'air chaud
5°) Production de gaz méthane
6°) Production d'engrais liquide
7°) Production de BRF pour réaliser du paillage
8°) Diminution des besoins en arrosage. 

Le principe et ses conséquences ont déjà été expérimentés par un français, Jean Pain, qui a démontré la faisabilité. 

Comment faire en pratique ? :
L'objectif consiste donc à créer en automne un stock de broussailles, de feuilles mortes et de matières azotées et carbonées destinées au compost. (voir l'article sur le compost) Si vous disposez d'un broyeur vous pourrez en plus créer un volume de BRF que vous pourrez ajouter.  Il faut placer, dans un premier temps, les stocks au sec sous une bâche, à l'abri de la pluie et de l'humidité. L'objectif est de retarder l'effet du compost pour ne le déclencher que lorsque l'on aura besoin d'une source de chaleur. Une bonne organisation et une bonne implantation nécessite de placer ses stocks au nord, en contre bas et au plus près de la maison et de l'endroit ou vous implanterez votre centrale de compostage.Lorsque les premiers froids arrivent, on dresse un premier tas de compost conique. La hauteur du cône va dépendre du volume de végétaux dont vous disposez. Vous pourrez ensuite boudiner autour de votre cône le tuyau d’eau ou d’air (ou les deux si vous avez beaucoup de composts potentiels) l’arrivée de la source froide en bas et le sortie chaude sur le sommet de votre installation qui sera raccordée à ce que vous souhaitez chauffer (maison ou serre).
Recouvrez l’ensemble d’un complément de compostage pour ériger un nouveau cône plus important, mouillez abondamment si possible avec des eaux usées* pour activer le compost et recouvrez le tout par une bâche protectrice (plutôt de couleur noire).
  

* Vous pouvez prévoir un récipient à côté de vos toilettes sèches pour récupérer les urines du genre masculin (c'est plus facile !).

Liens utiles : Pour tout savoir sur le BRF (brois raméal fragmenté) :
http://fr.ekopedia.org/Bois_Ram%C3%A9al_Fragment%C3%A9
 

-  L'homme qui tirait son énergie des broussailles
-
Le compost de broussailles
- Un résumé sous forme de BD
 

Un site spécialisé sur le BRF avec un forum dédié :http://www.lesjardinsdebrf.com/ 



Un livre qui doit être intéressant à chercher chez les brocanteurs :
Gaz de fumier à la ferme, de F. Mignotte, éditions La Maison Rustique (Paris)1952.
85 pages où tout est expliqué, de la fabrication des cuves en béton armé, à la fabrication du gaz. 
Ce livre à été fait pour le développement agricole en France.


>>> Comment faire son propre bio-gaz ?

L’hygiène féminine avec des moyens durables

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Ecrit par Cassandre.

Hygiène intimePourquoi utiliser des serviettes lavables ?
Pour gagner en autonomie et en confort. Oui ! Ces serviettes ne sont pas celles de nos grands-mères ! Bien plus pratiques, leur modèle a été réinventé. Ergonomiques, elles se clipsent sous votre lingerie grâce à des boutons pression (on ne les sent pas), d’autres par du velcro, question de préférence. Les modèles sont variés (mini, normale, nuit…), elles sont le plus souvent en tissu naturel (coton, chanvre, bio ou pas…) avec motifs, couleurs… Pour l’entretien, on les rince après usage, et hop, en machine !
Il en existe divers modèles en vente surtout sur internet, mais on peut aussi les coudre soi-même.

C’est confortable ?
Très… la serviette est clipsée sous votre lingerie, et elle résiste à bien des épreuves ! Vu qu’elle ne colle pas, elle ne risque pas de se décoller sur les côtés, laissant passer une malheureuse fuite, comme les jetables ! Ni si vous transpirez beaucoup, soyez tranquille, elle ne se décollera pas !

C’est cher ?
A long terme, c’est économique bien sûr ! Une serviette coûte en moyenne 7€, effectivement, se procurer un petit « kit » est un investissement, mais que vous rentabiliserez largement, car elles peuvent durer des années !
En les cousant, l’économie est record ! Comptez 8€ de tissu (hors pressions). Autant vous dire que pour tester, vous ne prendrez pas de gros risque financier !

Si on jette pas, c’est écolo non ?
C’est un intérêt majeur des serviettes lavables ! La fabrication des serviettes jetables est très polluante et nécessite de nombreux produits chimiques (plastiques, fabrication de fibres synthétiques comme la rayonne, blanchiment au chlore…), et elles mettent 500 ans à se biodégrader ! Sans compter leur emballage plastique individuel, boîte, transport…
Avec les serviettes lavables, vous protégez aussi votre santé. Les serviettes jetables contiennent de l’aluminium, de l’alcool, des hydrocarbures, des additifs de parfum, des bactéricides… tous ces composants peuvent provoquer des irritations ou allergies.

Peut-on s’y adapter facilement ?
Oui ! Essayer c’est l’adopter. A l’usage, votre perception de ces nouvelles habitudes changera :
- elles feront partie intégrante de votre lingerie : vous les laverez, les réutiliserez, elles vivront avec vous… ce ne sera pas un machin souillé tout dégoûtant que vous jetterez, ce seront « vos serviettes ».
- Vous pouvez faire le choix de tissus aux motifs variés et colorés… il ne faut pas hésiter à se faire plaisir, en achetant comme en cousant, choisissez selon vos goûts ! Avec le recul, vous aurez peut-être envie de vous en coudre d’autres, qui vous plairont plus encore !
- Vous pourrez apprécier l’autonomie que procurent les serviettes lavables : quelque soit le jour où arrivent les règles, on ne crains pas d’être « en rade », et il devient même inutile d’aller acheter des serviettes « en prévision ».

D’autres infos ?
Par ici :
• un très bon article sur le Blog de Raffa (raffa.over-blog.com)
• un autre sur ce site : http://www.madame.ca
• sur On Peut le Faire (http://www.onpeutlefaire.com), site assorti d’un forum, où vous pourrez lire les conseils et témoignages d’utilisatrices


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Vous pouvez télécharger sur le lien suivant un dossier complet rédigé par Cassandre assorti d’un patron pour les coudre soi-même : serviettes-lavables.pdf

  

Une autre solution : La Mooncup


Qu’est-ce que c’est ?
La Mooncup est une coupe menstruelle en silicone souple en forme de cloche de 5 cm de longueur. Elle se porte en interne comme un tampon, adhère aux parois vaginales, et récupère votre flux menstruel sans fuite ni odeur.

Est-ce facile à utiliser ?
Mise en place correctement, la Mooncup est si confortable que vous oublierez qu’elle existe. Vous aurez peut-être besoin de vous entraîner car il vous faudra trouver l’angle et la position qui vous conviennent. Mais une fois que vous en aurez pris l’habitude, vous serez surprise de voir combien son utilisation est simple et efficace.
Retirez, videz, rincez et réinsérez-la toutes les 4 à 8 heures selon l’abondance de votre flux. Vos fluides restent dans la Mooncup. C’est propre et confortable.
La Mooncup peut être utilisée sans danger pendant toute une nuit. Elle est très efficace pour tous les sports, en camping, en voyage et même pour la natation.

Quels sont les avantages?
La Mooncup est fabriquée en silicone hypoallergénique de grade médical. Elle n’irrite pas et ne pose aucun problème aux femmes qui sont allergiques. Pour la nettoyer, stérilisez-la entre deux menstruations. La Mooncup ne perturbe pas la flore vaginale. Elle n’absorbe pas vos mécanismes de défense naturels et ne laisse aucune fibre dans votre vagin.

Toujours pas convaincue?
Au début, vous trouvez peut-être le concept de la Mooncup peu attrayant au niveau de la propreté, du confort, et de l’hygiène. Ces réactions sont normales au début, mais elles valent la peine d’être reconsidérées.

La plupart d’entre nous avons grandi à une époque qui n’offrait aux femmes aucune alternative concernant les produits hygiéniques jetables - ce qui a contribué à notre approche de nos règles. Expérimenter de nouvelles idées est un vrai défit surtout quand elles sont de nature aussi personnelles. Mais, les avantages de la Mooncup sont trop importants pour qu’on les ignore.
Durant sa vie, une femme utilise 10 000 tampons et serviettes

Pour Vous
• Fiable, confortable et pratique
• Invisible et sûre
• C’est propre, facile à nettoyer et hygiénique
• Evitez tout contact avec des produits chimiques
• Jamais associée au Syndrome du Choc Toxique
• Il n’est pas nécessaire d’en porter en réserve
• Contient plus de liquide que les autres produits
• Excellente pour les femmes aux peaux sensibles, sujettes aux mycoses, à l’eczéma ou aux allergies

Pour votre porte-monnaie
• Une Mooncup dure des années. C’est le produit d’hygiène féminine le plus économique.
• Coûte moins que vous dépenseriez en 6 mois pour les produits jetables.

Pour Notre Monde
• Réutilisable, simplement rincez et réinsérez
• Plus de tampons ni de serviettes qui finissent dans les toilettes, par être incinérés ou à la décharge
• Plus d’emballage à jeter chaque mois
• La protection sanitaire la plus écologique que vous puissiez acheter

Faire son pain

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Faire son pain n’est pas une mince affaire en autarcie. Il faut avoir planté ses céréales, fait au préalable un four à pain et prévoir quelques jours à l’avance la réalisation du levain qui sera indispensable pour pouvoir disposer d’un pain moelleux.
Si on inclus le temps nécessaire pour moudre ses grains et au vu du temps et de l’énergie nécessaire pour faire son pain, au delà du plaisir personnel que l’on peut ressentir à fabriquer sa pitance, on comprends assez aisément pourquoi nous préférons par commodité aller chez notre boulanger…

Quoi qu'il en soit, voici un mode opératoire simple pour faire son pain :
  1. Préparation du levain.
    Mettre un peu de farine dans un bol.
    Ajouter une cuillère à café de miel et/ou d’huile et un peu d'eau.
    Former une pâte de la grosseur d'un œuf.
    Couvrir le bol d'un linge humide et laisser reposer dans un endroit tempéré deux à trois jours.
    Ajouter alors un peu d'eau et de farine après avoir retiré la croûte si celle-ci s'est formée.
    Laisser à nouveau reposer quelques jours (le levain contient des bulles de gaz).
  2. La veille de la cuisson du pain, mélanger à 100 g de farine, une portion du levain et de l'eau tiède jusqu'à l'obtention d'une pâte légèrement liquide.
    Couvrir d'un linge humide et laisser reposer toute la nuit dans un lieu tempéré.
  3. Le matin, faire la pâte à pain en ajoutant 400 g de farine, deux cuillères à café de sel fin et de l'eau tiède nécessaire.
    La pâte ne doit pas coller aux doigts.
    Pétrir la pâte 15 à 20 minutes.
    Faire les incisions et laisser monter cinq à six heures sous un linge humide.
    Avant d'enfourner, badigeonner d'eau.
  4. La cuisson s'effectue à 250°C dans un four à pain bien chaud.
    Laisser cuire environ 35 à 40 minutes (la croûte doit être très dorée).
    Sortir le pain et laisser refroidir avant de consommer.

Conserver son pain :
Pour une conservation optimale, enroulez votre pain dans un torchon propre, puis placez-le dans un sac à pain en toile ou une huche à pain en bois.
Attention : si vous lavez le torchon ou le sac à pain avec de la lessive très odorante, ou pire, avec de l’adoucissant, le pain va prendre l’odeur. De même, votre huche à pain ne doit pas avoir une odeur (de pin, de résine) trop importante, afin de ne pas contaminer le pain.

Plus il est chaud, plus il est frais...



Fabriquer son levain : http://fr.ekopedia.org/Levain#Fabrication

 

Fabriquer son four à pain :
http://www.onpeutlefaire.com/ilslontfait/ilof-four-a-pain-en-terre-crue.php

Un livre sur le pain : http://www.audeladupain.net

Formations sur la fabrication du pain :

Au Canada : http://www.lasourciere.ca/cours_pain_levain.html

En France : http://pagesperso-orange.fr/stages.pains/

  
Témoignage personnel :
J'ai acheté un mini four à pain (40 €). Hormis le fait que son utilisation est très simple, c'est un investissement intéressant et rentable tant que nous disposons d'une électricité à petit prix. Le coût énergétique est inférieur à 15cts et le coût des ingrédients est inférieur à 50 cts; nous sommes donc à un prix de revient légèrement inférieur au prix de vente en boulangerie avec quelques petites différences :
- On a toujours du pain frais et moelleux au moment où on le souhaite.
- On est sûr des ingrédients qui le compose.
- On évite des déplacements inutiles (surtout si on habite un peu loin de la boulangerie.)

Deux petits trucs glanés à l’usage :
- Finalement je ne me sers de la machine à pain que pour assurer le malaxage ; une fois bien monté je préfère le placer ensuite 20 minutes dans un four traditionnel car il est meilleur au goût.
- Dans le four j’ajoute un petit ramequin d’eau qui permet d’assurer un pain plus moelleux.

Objectif maintenant : faire un four à pain à l’extérieur et planter quelques centaines de m2 de céréales et moudre les grains... et là ce n'est pas une mince affaire...