Faire son savon et sa lessive Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

ImageComme toujours en autarcie, la capacité a fabriquer ses moyens de nettoyage dépend à la fois des ressources naturelles qui se trouvent à portée de main et de notre capacité basée essentiellement sur nos connaissances et surtout notre expérience.
Il existe en effet de nombreuses recettes et techniques qui varient suivant les lieux, les méthodes, les ingrédients...
Comme pour la fabrication de son pain ou de son huile, il ne faut pas être pressé et compter rentabiliser son temps.

Autrefois le savon et la lessive devaient plutôt se fabriquer en hivers lorsque le temps consacré au potager est réduit et que l'on va préférer des activités physiques pour se réchauffer.

Il faut différents composants pour fabriquer du savon :
- de la soude ou de la potasse contenue dans les cendres de bois et dissoute par l'eau. La potasse contenue dans les cendres de bois produit du savon mou (appelé savon noir) qui sert de lessive.
- de l’huile végétale ou de la graisse animale
- de la chaleur
- de l'eau
- de la patience ...
- en bonus et si vous le souhaitez, vous pourrez ajouter quelques parfums naturels empruntés aux plantes (roses, lavandes...)
On peut ajouter aussi un peu de lait, de la cire d'abeille.
Suivant les techniques (à chaud ou à froid) et les objectifs, il faut des proportions différentes.

Les savons fabriqués à partir de soude sont plutôt durs. Les savons fabriqués à partir de potasse sont plutôt mous.

ATTENTION LA FABRICATION DU SAVON COMPORTE DES DANGERS DE BRûLURES CHIMIQUES ET THERMIQUES. EN CAS DE PROJECTION SE RINCER ABONDAMMENT AU MOINS 1/2 H A L'EAU COURANTE

Précautions :
- Afin d'éviter des projections de matière corrosive et donc les risques d'accident, ajouter toujours la soude à l'eau et non l'eau à la soude
- Porter des lunettes de protection
- Porter des gants. En cas de projections de soude ou de pate à savon, neutraliser l'effet corrosif au moyen de vinaigre.
- Utiliser toujours un contenant en verre ou en acier inoxydable, ainsi que des cuillères en bois, tout contenant en plastique est à proscrire (il risquerait de fondre) ainsi que les ustensils en aluminium (ce dernier réagit avec la soude).
- La soude dégage des fumées qui peuvent être nocives. Si possible, faire son savon à l'extérieur ou dans un espace bien ventilé.
- Proteger le plan de travail au moyen de papier jounaux, ainsi que les meubles, murs, parquet, carreaux proche, les projections peuvent les endommager très gravement.
- Prévoir de ne faire son savon qu'à un moment où on est sûrs de ne pas devoir s'interrompre et de pouvoir rester concentré (environ trois heures).
- Préparer la pate à savon et entreposer les savons en cours de maturation hors de la présence d'enfants ou d'animaux (y compris sauvages).
- Ne pas utiliser d'ustensiles ayant servi à la savonnerie pour cuisiner (risques d'intoxication).
- Après usage, mettre chaque ustensile à tremper dans un bain d'eau largement vinaigrée puis les laver soigneusement.


1-Faire de la lessive à partir de la cendre de bois :
---------------------------------------------------------------------------

Le poids des cendres varie pour une même plante avec la nature du terrain. Les différentes parties d’une même plante ne fournissent pas la même quantité. Dans les arbres, l’écorce en donne plus que les feuilles, celles-ci plus que les branches, les branches plus que le tronc.
La quantité de potasse dans les cendres varient effectivemment selon l'espèce de bois (ou de plantes d'ailleurs) et aussi le climat, le sol etc.

Exemple pour 1000 parties de bois :
 

Cendres

Potasse

Sapin

3,40

0,47

Hêtre

5,80

1,27

Frêne

12,20

0,74

Chêne

13,50

1,50

Orme

25,50

3,90

Saule

28,00

2,85

Vigne

34,00

5,50

Fougère

36,40

4,25


- Première technique :
Traditionnellement, la base est de la lessive obtenue à partir de cendre de bois dur . Pour cela, prendre un tonneau, percer des trous dans le fond, mettre dans l'ordre, 10cm de gravier, 10cm de paille et remplir le reste de cendre de bois dur, puis verser de l'eau de pluie dessus. Mettre dessous un récipient pour récupérer la lessive. La densité de celle ci est la même qu' une solution saline saturée. On va donc mélanger du sel dans de l'eau, jusqu'à ce qu'il ne se dissolve plus, c'est la solution saturée. A un bâton, on fixe un petit poids pour qu'il reste horizontal quand il est plongé dans la solution. Quand le bâton est fixe, tracer un trait là où il affleure à la surface de la solution.

Votre densimètre à lessive est prêt, vous pouvez le tremper dans la lessive. Le trait est au même niveau que le liquide, la lessive est bonne. Le trait est plus haut, ajouter de l'eau en remuant pour avoir la bonne densité. Le trait est sous l'eau, la lessive est pas assez forte, la repasser dans le tonneau en ajoutant éventuellement de la cendre neuve.. .


- Deuxième méthode :
Pour faire sa lessive avec des cendres de bois :
Mélanger deux verres de cendre de bois dans un litre d'eau.
Laisser reposer pendant 24 h au minimum dans l'eau en remuant de temps en temps.
Filtrer le résultat en le plaçant dans un entonnoir constitué de plusieurs torchons avec un filtre à café (si vous en avez)
Il ne doit rester que 1 ou 2 particules de cendres qui auront reussit à traverser le filtre.
Utiliser deux verres du liquide abtenu (on dirait de l'eau) pour le mettre directement dans le compartiment du linge ou dans le compartiment de la lessive.


- Troisième méthode :
De la lessive à partir du lierre :
Le lierre grimpant contient de la saponine, élément naturel qui nettoie et mousse comme le savon.
Recette :
- Faire bouillir des feuilles de lierre pendant 10 minutes.
- Egouter les feuilles, puis les broyer et les filtrer.
- Récupérer le jus qui pourra être utilisé pour laver le linge.

- Quatrième méthode :
De la lessive à partir des plantes :
Extrait du "Guide de l’anti-consommateur" (Martine Grapas/Dorothée Koechlin-Schwartz – le livre de poche 1975)
Lessive à la saponaire : La saponaire (saponaria officinalis), appelée aussi herbe à foulon ou herbe à savon, est une plante très commune en France et dans toute l’Europe. Elle pousse sur les talus, au bord de l’eau, dans les bois, etc. Ses fleurs sont rose pâle, à 5 pétales ; regardez un guide de botanique pour voir à quoi elles ressemblent. Repérez les plants à la floraison, en mai-juin, puis, en automne, arrachez-les. Seule la racine est intéressante : vous la lavez soigneusement pour enlever la terre, vous la coupez en morceaux, vous la séchez une heure à four doux, ou plusieurs jours sur un radiateur.
Préparation :
Coupez les racines de saponaire en petits morceaux, jetez-les dans l’eau (non calcaire) lorsqu’elle bout, mettez le linge dans cette eau et faites bouillir comme s’il s’agissait d’une lessive du commerce.
Vous pouvez aussi faire une décoction (100g de saponaire pour 100 litres d’eau) ; faire bouillir cinq minutes, retirez les racines. Mettez ce jus en bouteilles : cela fera une lessive très douce pour la laine et les tissus de couleurs fragiles (mais légèrement jaunissante pour les tissus blancs).

 


2- A partir de la lessive obtenue comment faire son savon ?
-------------------------------------------------------------------------------------------


- Première méthode :
On peut utiliser toutes sortes de graisses animales ou d'huiles végétales.
Les proportions sont 1 Kg de lessive pour 2 de graisse.
Mélanger lessive de cendre ou de soude avec la graisse, cuire à petit bouillon 3h en remuant. Le savon est prêt quand il se dissous rapidement dans l'eau bouillante. Avant qu'il ne refroidisse, jeter 500g de sel dans la marmite pour durcir le savon. Puis jeter l'eau salée et verser le savon dans un moule en bois doublé de toile humide. On peut le démouler au bout de 24h et le découper. Pour l'utiliser attendre 15 j minimum, le savon étant, comme le bon vin, meilleurs vieilli.
Il est possible d'ajouter du parfum ou du colorant, toujours sans alcool, sous forme de plante, par exemple. Le faire tant que le savon est chaud.


- Deuxième méthode :
Comment faire du savon de Marseille traditionnel au chaudron ?
Le savon de Marseille est composé de soude et d'huile d'olive.
1ère phase : l'empatage
On porte à ébullition le mélange de soude et d'huile dans un chaudron.
2ème phase : le relargage
On débarrasse la pâte de l'excès d'eau, des impuretés de matières grasses et de la glycérine en arrêtant l'ébullition (séparation en deux phases avec le savon qui surnage).
3ème phase : La cuisson
Le savon contenant encore des matières grasses qui n'ont pas réagi, on chauffe à nouveau en rajoutant de la soude plusieurs fois et en laissant décanter à chaque fois pour séparer le savon des " lessives ". Le savon est maintenant terminé.
4ème phase : la liquidation
Elle consiste à faire bouillir à gros bouillons une dernière fois en arrosant à l'eau pure pour précipiter au fond du chaudron les dernières matières étrangères et colorantes qui vont former le "gras".
L'ensemble de ces opérations dure 10 jours. Dans d'autres procédés le relargage est réalisée en versant le mélange dans de l'eau salée ce qui précipite le savon (il y est peu soluble). Il est également possible de mettre dans le chaudron de petites billes de verre (ou tout autre matière que la soude ne peut dissoudre) afin de réguler l'ébullition et favoriser le brassage.


- Troisième méthode :
Il faut tout d'abord que la température du mélange eau/soude redescende entre 38 et 42°C et que l'huile soit à la même température (à 2°C près).
Versez de l'huile dans un contenant de verre ou d'acier inoxydable et ajoutez-y lentement la soude diluée tout en brassant.
La durée de la phase de brassage est variable : en temps normal, elle est de 10 à 75 minutes, mais elle peut atteindre 6 heures. Le brassage dure jusqu'à ce que survienne le traçage. Il est un peu difficile les premières fois de savoir à quel moment il survient.
Le traçage est le moment où, lorsqu'on sort la cuillère, les gouttes qui tombent laissent une marque à la surface du liquide. Trouver l'instant exacte du traçage est assez difficile lors des premiers essais. Quand cette partie est maîtrisée, le plus dur est fait.
Si on désir incorporer des additifs, c'est le moment. Ceci devrait faire s'éclaircir le mélange pour quelques minutes, mais peut aussi accélérer le durcissement de la pate à savon.
C'est le moment de verser dans des moules préalablement graissés à la vaseline. Recouvrir d'un film plastique et emballer dans une couverture pour conserver la chaleur dégagée par la saponification. Laisser reposer pendant 24 à 48 heures.
Au bout de ce laps de temps, démouler le savon en portant des gants (il est encore corrosif), le découper si nécessaire et le mettre à mûrir dans un endroit sec et bien aéré pendant au moins 4 semaines.


- Quatrième méthode :
A partir du savonnier ou bois de Panama, Koelreuteria paniculata. Il ne faut donc pas être pressé car il faut d'abord faire pousser l'arbre !  Cet arbre est nommé "savonnier" car on extrait du savon de sa pulpe.
Il supporte la pollution et préfère les situations ensoleillées pour bien fleurir. Il tolère la sécheresse.
Feuilles caduques : imparipennées (parfois bipennées), longues de 20 à 40 cm, aux folioles (9 à 15) très découpées et caractéristiques.
Fleurs jaunes, petites, regroupées en immenses panicules de 35 cm, en juillet.
Fruits en capsules vésiculaires renflées, brunes, qui restent sur l'arbre en hiver.
Utilisations : l'écorce et le fruit contiennent de la saponine qui est utilisé pour faire du savon naturel en Asie. Avec les graines rondes et noires, on fait des chapelets !


Pour plus d'infos sur le savon : http://fr.wikipedia.org/wiki/Savon
Comment faire du savon : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fabriquer_du_savon

 

 

 

 
Créer un stock alimentaire Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Par Geispe

ImageQuels stocks alimentaires peut-on éventuellement faire en prévision d'un chaos, pendant que nous disposons encore des moyens modernes et de la profusion actuels ?...

Le problème est, une fois que l'on dispose de ce stock, de le faire tourner afin d'avoir toujours des denrées fraîches compte tenu des dates de péremption des produits. Il y a également le risque que, si l'on veut constituer ou reconstituer le stock au dernier moment (on ne connaît pas de date ni de scénario), selon la situation, on risque de se retrouver de toute façon face à de la pénurie... ou encore de se faire dévaliser si la plupart des autres personnes n'ont pas prévu le coup... Par ailleurs un tel stock sera forcément insuffisant si la situation s'aggrave et devient définitive, comme il faut probablement l'envisager si le pétrole se raréfie puis arrive irrégulièrement pour enfin n'arriver plus du tout...

Alors essayons quand même de voir ce qu'il pourrait être utile de stocker, afin de ne pas stocker de l'inutile et d'oublier le nécessaire... une petite réserve c'est toujours mieux que rien.

Il faut également faire la différence entre le citadin - qui ne pourra pas stocker grand chose par manque de place mais aussi parce que le moment venu, il ne pourra rien emporter s'il doit partir vers un lieu viable - et le campagnard, un peu mieux à même de faire un stock, car il dispose souvent d'un peu plus de place. L'idéal serait qu'un tel stockage s'organise au niveau des communes campagnardes, même si c'est au dernier moment, pour ne pas avoir à le gérer en permanence. On peut déjà y songer à l'avance afin d'être prêt, d'avoir un plan, et savoir ou chercher quoi en cas d'urgence...

On peut stocker : (durée d'utilisation moyenne : en cas de nécessité, certaines peuvent être largement dépassées)

  • du pain de longue conservation (2 mois) (Toutefois il vaut mieux conserver de la farine et de la levure pour pouvoir faire son pain)
  • du pain crackers (1 an)
  • des biscuits (1 an)
  • des flocons de céréales (1 an)
  • farine de blé (6 mois)
  • semoule de blé (6 mois)
  • des pâtes alimentaires (1 an)
  • du riz (1 an)
  • des lentilles, pois cassés, haricots (2 ans)
  • des flocons pour purée de pommes de terre (1 an)
  • des soupes en sachets (1 an)
  • conserves de viande, charcuterie, poissons (2 ans)
  • conserves de plats cuisinés (2 ans)
  • conserves de fruits (2 ans)
  • jus de fruits (2 ans)
  • confitures, miel (1 ans)
  • lait de longue conservation (6 mois)
  • lait en poudre (1 an)
  • lait condensé en conserve (?)
  • fromages à pâte dure (1 an)
  • huile alimentaire (1 an)
  • eau en bouteille (1 an)
  • café, thé, cacao, chocolat (1 an)
  • noix, noisettes (2 ans)
  • fruits secs (2 ans)
  • Boites de conserves (plusieurs années)
  • sel (illimité)
  • sucre (illimité)

Dans cette liste, sont cités des aliments qu'il n'est pas indispensable de stocker en priorité, car ils ne semblent pas spécialement "nourrissants" mais également parce qu'ils sont condamnés dans une société "zéro-pétrole" : le sucre est par exemple un produit industriel qui va disparaître puisqu'on ne pourra plus faire de culture industrielle de betterave puis fabriquer du sucre raffiné... Avec la disparition des moyens de transport, il faut aussi envisager de se passer de café, thé, cacao (chocolat) ceci étant des produits importés de l'autre bout du monde...

Les produits les plus intéressants sont par contre ceux qui à la fois se tiennent bien et sont nourrissants :

  • céréales en grains (blé, orge, seigle, avoine, riz) (nous y revenons plus loin dans la partie consacrée aux agriculteurs)
  • légumineuses (lentilles, pois, haricots)
  • pâtes alimentaires
  • huiles alimentaires
  • fruits secs
  • oléagineux

A la campagne c'est un peu différent : il y a Monsieur tout le monde ... qui devra s'inspirer de la liste ci-dessus... et les agriculteurs (et leurs organisations comme les coopératives agricoles), qui sont les gardiens les plus importants des stocks alimentaires (silos) mais aussi des semences pour le futur.

  • céréales : ce sont (par ordre de production actuelle) le blé, le maïs, l'orge, l'avoine, triticale, sorgho, riz, seigle...
  • légumineuses : elles rentrent plutôt dans les cultures légumières (lentilles, pois, haricots)
  • oléagineux : essentiellement colza, puis tournesol, soja et lin
  • racines : essentiellement pomme de terre, crosne, rutabagas, topinamourgs
  • fruits à coque : noix, noisettes
  • aliments pour le bétail : certains pourraient être utilisées en guise d'alimentation humaine, en cas de disette... (en Allemagne, la dernière guerre a montré qu'on avait intérêt à sacrifier les animaux d'élevage pour que leur alimentation puisse servir à nourrir les humains : c'est le fameux circuit toujours mis en évidence lors des argumentations végétariennes/liennes qui tendent à expliquer qu'il est plus rentable de manger les céréales soi-même plutôt que d'en nourrir des animaux de boucherie...) Il s'agit de betteraves fourragères, choux fourragers, navets fourragers, et autres comme carottes, rutabagas, courges, topinambours, féverolles, pois protéagineux, lupin doux... maïs et autres céréales aussi.

Il faudra encore voir "sur place" quelle sera l'accessibilité à des denrées stockées avec des techniques modernes : une vis sans fin pour remplir ou vider un silo... ne fonctionne plus s'il n'y a plus d'électricité. Quid des produits stockés s'ils sont dépendants de la chimie (parasites) ou de nécessités "physiques" (deshydratation par chauffage, aération, brassages mécaniques, etc...) Et enfin... se pose la question du transport et des récipients (si l'on veut répartir les stocks, p.ex.) - en l'absence de pétrole - (carburant) mais aussi type de véhicule (on ne pousse pas très loin un camion ou une remorque, même à plusieurs...

 
Faire son pain Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Image
Plus il est chaud, plus il est frais !
Faire son pain au levain en autarcie…

Faire son pain n’est pas une mince affaire en autarcie. Il faut avoir planté ses céréales, fait au préalable un four à pain et prévoir quelques jours à l’avance la réalisation du levain qui sera indispensable pour pouvoir disposer d’un pain moelleux.
Si on inclus le temps nécessaire pour moudre ses grains et au vu du temps et de l’énergie nécessaire pour faire son pain, au delà du plaisir personnel que l’on peut ressentir à fabriquer sa pitance, on comprends assez aisément pourquoi nous préférons par commodité aller chez notre boulanger…

Quoi qu'il en soit, voici un mode opératoire simple pour faire son pain :

  1. Préparation du levain.
    Mettre un peu de farine dans un bol.
    Ajouter une cuillère à café de miel et/ou d’huile et un peu d'eau.
    Former une pâte de la grosseur d'un œuf.
    Couvrir le bol d'un linge humide et laisser reposer dans un endroit tempéré deux à trois jours.
    Ajouter alors un peu d'eau et de farine après avoir retiré la croûte si celle-ci s'est formée.
    Laisser à nouveau reposer quelques jours (le levain contient des bulles de gaz).
  2. La veille de la cuisson du pain, mélanger à 100 g de farine, une portion du levain et de l'eau tiède jusqu'à l'obtention d'une pâte légèrement liquide.
    Couvrir d'un linge humide et laisser reposer toute la nuit dans un lieu tempéré.
  3. Le matin, faire la pâte à pain en ajoutant 400 g de farine, deux cuillères à café de sel fin et de l'eau tiède nécessaire.
    La pâte ne doit pas coller aux doigts.
    Pétrir la pâte 15 à 20 minutes.
    Faire les incisions et laisser monter cinq à six heures sous un linge humide.
    Avant d'enfourner, badigeonner d'eau.
  4. La cuisson s'effectue à 250°C dans un four à pain bien chaud.
    Laisser cuire environ 35 à 40 minutes (la croûte doit être très dorée).
    Sortir le pain et laisser refroidir avant de consommer.

Conserver son pain :
Pour une conservation optimale, enroulez votre pain dans un torchon propre, puis placez-le dans un sac à pain en toile ou une huche à pain en bois.
Attention : si vous lavez le torchon ou le sac à pain avec de la lessive très odorante, ou pire, avec de l’adoucissant, le pain va prendre l’odeur. De même, votre huche à pain ne doit pas avoir une odeur (de pin, de résine) trop importante, afin de ne pas contaminer le pain.

Fabriquer son levain : http://fr.ekopedia.org/Levain#Fabrication

Fabriquer son four à pain :
http://www.onpeutlefaire.com/ilslontfait/ilof-four-a-pain-en-terre-crue.php

Un livre sur le pain : http://www.audeladupain.net

  
Témoignage personnel :
J'ai acheté un mini four à pain (40 €). Hormis le fait que son utilisation est très simple, c'est un investissement intéressant et rentable tant que nous disposons d'une électricité à petit prix. Le coût énergétique est inférieur à 15cts et le coût des ingrédients est inférieur à 50 cts; nous sommes donc à un prix de revient légèrement inférieur au prix de vente en boulangerie avec quelques petites différences :
- On a toujours du pain frais et moelleux au moment où on le souhaite.
- On est sûr des ingrédients qui le compose.
- On évite des déplacements inutiles (surtout si on habite un peu loin de la boulangerie.)
Deux petits trucs glanés à l’usage :
- Finalement je ne me sers de la machine à pain que pour assurer le malaxage ; une fois bien monté je préfère le placer ensuite 20 minutes dans un four traditionnel car il est meilleur au goût.
- Dans le four j’ajoute un petit ramequin d’eau qui permet d’assurer un pain plus moelleux.

Objectif maintenant : faire un four à pain à l’extérieur et planter quelques centaines de m2 de céréales et moudre les grains... et là ce n'est pas une mince affaire...
 
<< Début < Précédente 1 2 3 4 5 6 Suivante > Fin >>

Résultats 9 - 12 sur 23