L'entretien du verger Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Le verger : une source de vie
En autarcie, le verger est un véritable garde manger.
Enrichissez votre agenda des différentes tâches à effectuer auprès de vos arbres fruitiers. Bien entendu, ne placez dans votre agenda, que les rendez-vous correspondant à votre propre verger en fonction de sa constitution.

Voir exemple ici :

Janvier :

Actinidia : Tailler les rameaux ayant fructifié, 2 yeux au dessus de l'emplacement des derniers kiwis.

Cerisier : Elaguer les arbres de plein vent, en étêtant les branches les plus longues et les plus élevées, ce qui facilitera la récolte.

Groseiller : Tailler les branches principales en supprimant les deux tiers de la longueur. Conserver les jeunes pousses.

Poirier : Sur les charpentières des formes palissées, tailler les jeunes branches au dessus du troisième oeil.

Février :

Abricotier : Tailler légèrement dès que les boutons à fleurs sont formés.

Noisetier : Supprimer les gourmants au centre de la touffe.

Olivier : Eclaircir en supprimant un tiers des petites branches porteuses d'olives

Pêcher : Tailler les formes palissées en supprimant les rameaux ayant fructifié l'an passé, pour faciliter le départ de nouvelles branches proches des charpentières.
Pommier : Sur les charpentières des formes palissées, tailler les jeunes branches au dessus du troisième oeil.
Prunier : Sur les arbres menés en fuseau, épointer toutes les branches encombrantes qui déséquilibrent la forme.

Mi-février :

Vigne de table : Tailler les jeunes rameaux au dessus du deuxième, troisième ou 4ème oeil selon les variétés.

Mars :
Citronnier et orangers : Supprimer les gourmants, les branches mortes et celles qui ne produisent plus suffisamment.

Avril :

Figuier : Epointer les rameaux porteurs de figues-fleurs.

Mai :
Figuier : Supprimer les pousses se développant au niveau des figues fleurs

Abricotier : Supprimer les fruits en trop sur les rameaux inutiles.

Pêcher : Supprimer les pousses inutiles le long des rameaux portant les fruits, sauf la pousse d'extrémité. Eclaircissez les fruits trop nombreux.

Mi mai :
Pommier : Sur les formes palissées, supprimer quelques coursonnes mal placées pour équilibrer les rameaux à fruits.

Juin :

Framboisiers remontants : Couper au ras du sol le reste du rameau taillé à l'automne et venant de fructifier.

Vigne de table : Couper l'extrémité des rameaux porteurs de grappes.

Mi-Juin

Cerisier : Tailler au dessus du cinquième bourgeon les jeunes rameaux ne portant que des feuilles.

Juillet :

Abricotier : Après la récolte, couper les rameaux ayant fructifié pour faciliter le départ des prochains rameaux fructifères.

Actinidia (kiwi) :Eclaircir les fruits trop nombreux. Tailler les rameaux à fruits au dessus de la quatrième feuille après le dernier groupe de kiwis

Framboisiers non remontants : Après la récolte, supprimer les rameaux ayants fructifié.

Groseiller : Après la récolte, pincer les rameaux secondaires au dessus de la cinquième feuille.

Poirier : Couper les rameaux sans fruits au dessus de la cinquième feuille.

Aout :

Figuier : Supprimer les rameaux ayant fructifié, en coupant au dessus d'une des pousses de la base.

Framboisiers Remontants : Après la récolte, coupez la partie haute des rameaux venant de fructifier.

Mi aout :

Pêcher : Juste après la récolte, supprimer les branches ayant fructifié pour faciliter le départ de nouveaux rameaux.

Octobre :

Abricotier : Elaguer les arbres de plein vent en supprimant le bois mort, les branches qui déséquilibrent l'ensemble et celles qui ensombrent le centre de la ramure.

Novembre :

Figuier : Rabattre, les vieux figuiers improductifs au ras du sol pour les rajeunir.

Pêcher : Sur les arbres de plein vent, supprimer les rameaux en trop pour aérer la ramure.

Poirier : Eclaircir la ramure des arbres de plein vent.

Pommier : Eclaircir la ramure des arbres de plein vent.

Mi novembre :

Prunier : Tous les 5 ans, supprimez les branches mortes ou inutiles. Aérez le centre de la ramure.

Décembre :

Actinidia (kiwis) : Commencez la taille des rameaux ayant fructifié.

 
La surface minimum pour l'autarcie Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Calculs alimentaires pour l'autarcie
Comment calculer ses besoins en autarcie
Un travail de réflexion proposé Par Philip Weber :

Pour calculer la surface minimum nécessaire pour pouvoir s'organiser en autarcie, on peut partir du principe (généralement admis) que notre corps a besoin de: 15% protéines, 25-30% lipides et 55-60% de glucides pour avoir une alimentation équilibrée.

 

En subdivisant ensuite les aliments en 8 groupes: céréales, légumineuses, légumes, pommes de terre, oeufs, fruits, huile et noix.

 

Pour chaque groupe on calcule la moyenne de chacun des éléments constitutifs (protéines, lipides, glucides).

 

On mets le tout dans un fichier excel et cela donne les quantités de chaque groupe d'aliments à consommer quotidiennement (après quelques essais).

 

A partir de là, on extrapole les calculs sur 1 an et il suffit de multiplier le résultat obtenu par le rendement théorique de chaque culture.

 

Exemple: Une consommation de 200 gr de céréales par jour et par personne nécessite une production de 292 kg par an pour 4 personnes.
La production en agriculture bio varie de 3 à 6 tonnes de blé à l'hectare.
(100 ares = 1 hectare)
donc pour un rendement de 3 t/ha on a 30 Kg/are
292 / 30 = 9,7 ares soit 1000 m2 car il faut prévoir une marge pour les futures semences.
Cela donne 250 m2 de terrain à cultiver pour les céréales par personne.

* Statistiques de production sur le blé ici**
**Ces informations étant collectées sur la base d'une production réalisée grâce aux engrais et traitées avec des pesticides, pour être raisonable il sera préférable de diviser par deux le rendement théorique.

 

Vous trouverez sur le lien suivant un fichier excel que vous pouvez compléter et enrichir en fonction de vos possibilités et vos choix de cultures

 

Il manque plusieurs rendements: légumineuses, légumes, pdt, fruits, noix (combien de noix un noyer produit-il chaque année?)...

Les oeufs aussi ;-) de combien de m2 une poule a-t-elle besoin?

 

Les quantités à changer sont en bleu (en grammes par jour). Il faut faire plusieurs essais pour arriver à des résultats qui remplissent les conditions du principe de base.

 

Toute amélioration est la bienvenue !



>>> Voir le fichier excel

 
L'huile d'olives Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'olive est un atoutL’huile, comme le sucre ou la farine, sont des éléments de bases qu’il est préférable de disposer in situ ou à proximité pour assurer différentes tâches indispensables dans notre vie quotidienne.L'huile peut servir comme sauce, condiment, épice, accompagner un vinaigre ou être transformée en savon. Un grand nombre de tâches ménagères ou d’actions de bricolages peuvent également être assurées avec une bonne huile. 

Suivant sa situation géographique, chacun devra assurer sa production avec ses olives ou ses tournesols… Concernant l’huile d’olive, pour ceux qui pourront en bénéficier : Vierge, elle peut être chauffée jusqu’à 180°c et l’huile non vierge jusqu’à 210°c, devenant, dès lors, une excellente base pour les fritures.
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Elle ne pénètre pas les aliments frits et reste en surface.
- L’huile d’olive se conserve à l'abri de la chaleur et de la lumière et, idéalement, pendant une période n'excédant pas deux ans. Il faut toujours s'assurer que la bouteille est bien bouchée car l'huile a tendance à absorber les odeurs environnantes.  
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Il faut compter environ 30 kilos de consommation par an et par habitant pour bénéficier de ses propriétés bénéfiques pour la santé, notamment sur le plan cardio-vasculaire, grâce à sa teneur en vitamine A, vitamine E et en acides gras monoinsaturés.  
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Pour avoir les mains douces, massez-les avec de l’huile d’olive mêlée à une cuillère de sucre. Cette recette étonnante est vraiment efficace !  

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La cueillette des olives pour les conserves se fait entre septembre et octobre (les olivades) alors que celles destinées à l'huile et aux pâtes d'olives seront récoltées après la véraison qui voit les fruits se colorer de jaune vert, de brun puis de noir.
«A la Sainte Catherine, le 25 novembre, l’huile est dans le fruit» : plus la maturation avance, plus le fruit s’enrichit en huile.
De novembre jusqu’en février, c’est le temps de récolter les olives à huile. La récolte se fait à la main pour les branches les plus basses et par le gaulage des arbres, à l’aide de longues perches, pour les autres branches.
On ramasse les olives sur de grandes bâches tendues ou des filets.
La main-d’œuvre qu’exige ce type d’opération est importante : un cueilleur ou une cueilleuse récoltera de 60 à 240 kilos d’olives par jour.
 Chaque année, un olivier produit entre 15 à 50 kg d’olives  Il faut environ 5kg de fruits pour obtenir un litre d'huile. 

La proximité d’un moulin à huile est indispensable :
Les moulins à huile existent depuis l'Antiquité :
Le procédé de fabrication de l'huile d'olive est relativement simple mais nécessite de respecter avec soin ses différentes étapes : lavage, broyage, pressurage décantation, stockage.  
Le lavage, le broyage, le malaxage
Au plus tôt après la cueillette, les olives sont triées pour éliminer les brindilles et les feuilles, puis lavées à l'eau froide. Ensuite, les olives sont broyées, avec les noyaux, qui contiennent un antioxydant, véritable conservateur naturel. Le broyage peut être effectué avec des meules en pierre ou avec un broyeur métallique. Dans ce dernier cas, la pâte doit être malaxée pour faciliter l'extraction. 
L'extraction :
Il existe deux méthodes d'extraction : la pression et la décantation. La décantation se fait dans un décanteur, cylindre métallique tournant à grande vitesse (4000 tours/minute), dans lequel les différents composants de la pâte se séparent en fonction de leur densité. L'huile, plus légère que l'eau et les matières solides, se recueille séparément des autres éléments au centre du cylindre. La pression est le procédé le plus ancien. La pâte est répartie sur des disques en fibre naturelle ou synthétique (appelés scourtins) qui servent à la fois d'armature et de filtre lors de la pression. Une centaine de ces disques sont empilés pour être pressés. La partie liquide, constituée d'eau de végétation et d'huile, s'écoule, alors que la partie solide (noyaux et pulpe) reste entre les scourtins : c'est ce que l'on appelle le grignon.
A noter : L'olive doit être pressée de préférence le jour de la cueillette pour éviter toute fermentation. 
La décantation ou centrifugation
Le liquide obtenu à l'extraction est composé d'huile et d'eau. Il est entraîné dans un décanteur centrifuge qui va séparer l'huile, les déchets solides résiduels et l'eau de végétation que l'on appelle margine. Jadis, la décantation se faisait par un procédé naturel : l'huile, plus légère que l'eau, remontait à la surface des margines et était recueillie.  
Le stockage
L'huile d'olive est immédiatement stockée dans des cuves en inox afin d'éviter l'oxydation. L'huile peut alors être filtrée pour la rendre limpide et brillante ou bien être mise en bouteille en l'état. Pour eviter vieillissement et oxydation, l’huile d’olive doit être protégée de la lumière, de la chaleur et de l’oxygène,quand le récipient contient plus d'air que d'huile, transvasez dans un récipient plus petit, tenez éloigné l'huile d'olive des produits ayant une odeur forte (gasoil, produits chimiques, etc..).

Pour en savoir plus, échanger vos informations, exposer vos problèmes… il existe un forum sur l’Olivier
 
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