"Je préfère glisser ma peau sous des draps pour le plaisir des sens que de la risquer sous les drapeaux pour le prix de l'essence." (Raymond Devos)

Objections au Peak Oil

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Le Peak-oil passera comme est passé notre dépendance au charbon... Nous nous adapterons !

La grande différence est que le charbon n'était pas aussi dépendant de notre niveau de vie que ne l'est le pétrole actuellement. Les enjeux et les conséquences en seront donc démultipliés.
Par ailleurs, passer du charbon au pétrole est un progrés. Passer du pétrole pour revenir au charbon ne serait pas facile et ne serait pas souhaitable pour ne pas grever la dette climatique.


Certains experts estiment que nous ne souffrirons pas du manque de pétrole avant 2050...

Ils ont peut-être raison, mais ces experts deviennent de plus en plus minoritaires. Par ailleurs, les autorités en la matière se sont souvent trompés. Enfin, si même le pétrole avait encore 40 ans d'espérance de vie, ne devrions nous pas prendre des mesures vis à vis de nos enfants ?


Même sans pétrole nos ancètres ont construit des pyramides, des cathédrales, des canaux... Nous aurons toujours une organisation sociale avec des impôts, des fonctionnaires, des ingénieurs...

Certes, mais avant de revenir à une situation normée, nous risquons de passer par une phase de destructuration avant de pouvoir nous reposer sur une nouvelle organisation sociale. Nous sommes aujourd'hui dans une société trop interdépendante au niveau international et trop dépendante du pétrole. Tout étant lié, si le pétrole vient à manquer, même partiellement, nos équilibres peuvent être destabilisés. Une chute dans un grand nombre de secteurs d'activités et de secteurs géographiques peut générer récession et crise sociale.
Le discours serait différent si le pétrole pouvait être remplacé rapidement; ce n'est pas le cas !


Il y aura une adaptation de la consommation à l'augmentation des prix. Plus le pétrole va augmenter, moins on en consommera ce qui limitera l'augmentation et développera les efforts d'économies d'énergies, la multiplication des transports en communs... Le marché et les hommes vont s'adapter.

On peut raisonnablement penser que cette logique aura ces effets. Tout le problème repose sur la question suivante ; "pendant combien de temps ? Par ailleurs, cette analyse pré-suppose qu'il n'y ait pas ou peu de chocs brutaux. Enfin, si cette adaptation peut être recevable pendant quelques années après le Peak-Oil, force est d'admettre que ce qui est rare est cher et qu'à terme les prix flamberont nécessairement.

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